Sarbacana

Le Sarbacana est une technique, découverte en 1991 par un chercheur et artiste protéiforme Michel-Laurent Dioptaz, qui propose un nouvel usage de la sarbacane utilisée comme un instrument d'exploration...



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  • La pratique de la SARBACANE est ici, tout à la fois : méditation ZEN, qi gong, sport, ... intuition, décision, action sont liés en un seul et mème souffle. Sarbacana est une technique de prise de décision par l`intelligence du souffle, ... (source : active-dojo)

Le Sarbacana est une technique, découverte en 1991[1]par un chercheur et artiste protéiforme Michel-Laurent Dioptaz[2], [3] qui propose un nouvel usage de la sarbacane utilisée comme un instrument d'exploration et de développement des capacités d'attention et de prise de décision par la conscience du souffle. La sarbacane étant perçue comme le prolongement naturel de la colonne de souffle est reconnue comme une trachée hors du corps. Vécue comme une Gestalt participant du schéma corporel, la sarbacane, en produisant une "flèche-de-souffle" qui fait fusionner le corps et l'esprit, devient de compréhension, d'entraînement et de maîtrise des processus de la conscience liés aux processus de la respiration.

Discipline non-guerrière et non-compétitive.

Recherche d'une idéale symbiose entre la méditation et l'action. La pratique du Sarbacana se révèle, tout à la fois, une méditation Zen, un Qi gong, un Art et un Sport.

Calibre de la sarbacane (17, 2mm), forme et poids des flèches (7 à 12g), soit 3 à 6 fois plus lourdes que les habituelles flèches de sarbacanes, ceci pour que le "Souffleur" produise des expirations ventrales particulièrement puissantes. Les sarbacanes en fibre de verre et résine (200g pour 2m) sont si légères que la moindre émotion les fait vibrer. (Ce détail est révélateur de la philosophie de ce tir. )

M. L. Dioptaz à créé, pour les sarbacanes-sarbacana, un procédé de mise en relation à la cible résultant d'un processus d'intégration impliquant la vision centrale, la vision périphérique et la mise en synergie consciente de stimulus simultanés captés par des dispositifs sensoriels différents[4]. [5]

Recherche d'une idéale symbiose entre la méditation et l'action. (1ère école au monde consacrée à l'étude des propriétés de la sarbacane).
Les cibles sont conçues pour que la pratique du Sarbacana puisse, aussi, s'effectuer dans la pénombre. Ces cibles-tambours offrent une gamme de sons différents selon le lieu d'impact dans la cible.
Tandis que le groupe est en Zazen, chaque pratiquant va expirer en "flèches-de-souffle" le mode d'attention que la méditation révèle en lui.

Distances de tir (en mètres)  : 10, 18, 33, 100. [6]. [7]

Genèse du Sarbacana
M. L. Dioptaz 2007

Au milieu des années 1970 dans le cadre de ses recherches sur l'Art dans le champ des sciences cognitives (Le Trans-Art) [3], Michel-Laurent Dioptaz part à la rencontre des Chamans. Cela le mène aux Philippines, en Indonésie, en Amazonie[8]. De ses rencontres avec les peuples de la sarbacane, avec ses recherches et ses souvenirs d'enfance, vont naître un éclairage et un usage complètement nouveau de la sarbacane[6][1]. Profondément convaincu que la connaissance de notre respiration est le chemin de la conscience et de la maîtrise de soi, il incorpore cette recherche dans sa pratique journalière du Zazen[9] et du Qi gong[10]. Il pratique seul durant quelques années. Puis, tout naturellement, des personnes concernées par les processus de la respiration en conscience, pratiquants d'arts martiaux, du zen, apnéistes, chanteurs, instrumentistes, danseurs… vont s'intéresser à cette discipline et le rejoindre. En 1991, M. L. Dioptaz ouvre, dans la forêt de l'Hautil à l'ouest de Paris, le premier dojo au monde consacré à l'étude ainsi qu'à la pratique de la sarbacane[11][5].

L'ouvrage[6] consacré à cette discipline est préfacé par : [12] Marc de Smedt, Gilles Farcet et le Maître Zen Rinzaï : Taïkan Jyoji (5ème Dan de Kyudo) qui rédigé «Nous sommes avec Sarbacana face à un nouvel outil de réalisation. L'apparition d'un nouveau . [13]»[1]

Phénoménologie de la sarbacane

Le souffle est universellement perçu comme un symbole premier de vie. La sarbacane, par son "jet de souffle", est comme l'expression même de cet élan vital.

Certainement aussi vieille que l'intelligence de notre humanité, la sarbacane semble empiriquement découverte-rédécouverte par l'ensemble des petits d'Homme du monde, qui ne manquent pas dès que les circonstances leur offrent un tube de le porter à la bouche pour aspirer-souffler dedans. Que nous observions nos enfants, ou nos cousins les singes, nous constatons que la découverte de l'objet, l'invention de l'outil, passent tout autant par le toucher de bouche que par celui des mains. La sarbacane est , en quelque sorte, un geste du souffle créant l'outil. Par le tube du roseau, par celui du stylo-bille, du fin fond des forêts vierges, au fin fond de la classe, la sarbacane paraît s'inventer d'évidence. Ce lancer de souffle s'avère aussi principalement humain que : courir, sauter, lutter, danser, lancer le javelot... C'est comme-ci, lors de l'expiration, la sarbacane nous était instinctive. Naturel prolongement de la bouche, telle une extension des lèvres accompagnant le jet de souffle. Un geste du souffle si tangible en esprit, que l'évolution semble l'avoir concrétisé "trompe" chez certains animaux[14].

Phénoménologie du Sarbacana

Souffler sans but, "à l'horizon", retourne l'attention du souffleur vers la source de son souffle.

Afin d'augmenter l'efficacité de sa sarbacane, l'humain a fait souffler la poudre à canon dans ce bout de tuyau où soufflait sa bouche. La poussée du gaz produite par une déflagration a remplacé celle du gaz carbonique de l'expiration[15]. Dynamisé par d'impératives raisons de survie et par son goût pour la compétition, l'Homme porte, tout spécifiquement, son attention sur l'efficacité et la précision de ses projectiles sur l'objectif à atteindre. Ainsi récompensé, focalisé par le résultat dans la cible, les évaluations et inventions se réalisèrent et se réalisent principalement dans cette perspective. C'est certainement pourquoi regardant essentiellement dans la direction du "là-bas"de la cible, l'attention sur le "ici" de celui qui produit le jet de souffle dans la sarbacane n'avait pas été véritablement reconnue. Ainsi les particulièrement spécifiques et surprenantes possibilités de la sarbacane comme instrument d'étude des processus de prise de décisions, liés au souffle, n'avaient toujours jamais été explorées[11].

Le Sarbacana nous invite à faire une galipette avec notre attention pour la retourner vers l'autre extrémité du tuyau, celle qui se tourne vers le souffleur. Ainsi, en plaçant l'objectif "ici" et non "là-bas" et retournant l'attention du souffleur vers la source de son souffle, on peut constater que nous avons là un instrument directement branché sur l'intelligence de la respiration. Et que, grâce à cet accessoire, on peut visiter et développer nombres d'aspects de cette intelligence.

Le Sarbacana utilise un puissant jet de souffle identique au "kiaï", ce cri-souffle-énergie produit dans les arts martiaux ou en Qi gong, qui transforme l'expiration ventrale en une énergie jaillissante qui dynamise le mouvement dans une action décisive[16]. Comme le "Raaan!" qui accompagne la cognée du bûcheron, dans la pratique des arts martiaux le kiaï doit jaillir au même instant que la production de l'acte : frapper, trancher, lâcher la flèche etc. Dans la pratique du Sarbacana il ne peut en être autrement car c'est ce kiaï qui propulse la lourde flèche. Il ne renforce pas un geste de la main ou du pied, il est lui même l'acte et la totalité du geste, sans ce kiaï, pas de flèche. Le kiaï Sarbacana fusionne intention, objectif, intuition, décision, action en un seul et même souffle. Un "souffle-geste" qui prend naissance au centre du corps, en un même lieu que les chants et les rires. En effet, le rire et l'expiration Sarbacana mettent en jeu, précisément, le même ensemble musculaire : le couple abdomino-diaphragmatique [17].

  • L'essence du protocole consiste à éclairer de l'attention la plus fine, l'exact instant de l'apparition du "Kiaï!" et la résonance de son feed-back dans la totale immobilité silencieuse de l'instant qui suit.

Fonctions et Applications

Recherche d'une idéale symbiose entre la méditation et l'action. Le Sarbacana a pour fondement l'expérimentation, la compréhension, l'entraînement et la maîtrise des processus de la conscience liés aux processus de la respiration.

Action
Sarbacana-Dojo 1999

Le Sarbacana est une discipline qui place l'attention du pratiquant à la source même des mécanismes du souffle qui induisent une action. Dans cette optique sa pratique permet, entre autre, d'explorer et d'affiner les différents types de respirations qui déterminent les modes de prises de décision dans l'instantané d'un acte. Et tout spécifiquement de peaufiner un aspect du souffle trop peu reconnu et néenmoins indispensable à la qualité de "l'impulse" dans presque l'ensemble des disciplines sportives : la "V. E. M. S (Volume Expiratoire Maximum par Deuxième) [18][19] et le D. E. P (Débit Expiratoire de Pointe). En effet, fréquemment, dans la pratique d'un sport il est reconnu et entraîné principalement la dimension endurance du souffle sans vraiment prendre en compte ni cultiver cet autre aspect de la respiration essentiel à la production d'une action soudaine et vigoureuse, la "DEP—VEMS", cette expiration puissante qui dynamise un geste décisif, que ce soit lors d'un lancer, dans la " frappe " d'une balle à la main, au pied ou lors d'un appel du pied sur le sol pour sauter, courir, etc…

Applications

• Le Sarbacana éclaire et propose à la maîtrise cette fraction d'instant où se produit ce jaillissement de souffle-énergie. Il considère qu'apprivoiser cette instantanéité de la prise de décision par le souffle est essentielle pour l'action, Il est à noter que cet aspect de la respiration est , en effet, peu étudié, légèrement comme laissée dans le flou de l'instinctif et de l'intuition [20].

Dans cette approche le Sarbacana se présente comme une discipline complémentaire à l'ensemble des autres sports[21].

• Avec un arc ; le projectile est issu de la tension de l'instrument. Avec les armes à feu ; d'une explosion dans l'instrument. Une fois l'arc tendu, le coup peut s'échapper à votre insu ; malencontreusement, le doigt peut appuyer sur la gâchette d'une arme à feu. Mais l'expiration qui projette un jet de sarbacane ne peut se produire sans une intention spécifique et spécifique. Explorer les souffles qui induisent les différentes formes "d'intention" est l'une des applications du Sarbacana.

Méditation

Souffle dynamisé par l'assise au sol

Quand on observe les mécanismes de son souffle on constate que chaque sentiment, chaque émotion, chaque état d'être est accompagné d'une respiration spécifique. Et si on consacre légèrement plus de temps et d'attention à ce processus (Méditation), on peut remarquer que la réciproque est vraie : inversement, modifier son souffle sert à changer d'état d'être. C'est , en quelque sorte, un processus psychomoteur naturel qui ne réclame aucune croyance spécifique, ni aucune motivation religieuse ou spirituelle pour se produire[22].

  • Esprit du souffle

Dans une sarbacane l'ensemble des types de souffles peuvent projeter des flèches, et on peut souffler des flèches dans l'ensemble des dispositions d'esprit (anxiété, colère, compétitif, catharsis, sérénité, etc. ). Mais on peut aussi constater que chaque état d'esprit n'a pas la même attitude dans la relation au "but" qu'il se donne à atteindre ni le même épanouissement une fois l'objectif atteint. Apprivoiser ces divers modes respiratoires et les qualités d'attentions qu'ils induisent et qui les induit est l'une des dimensions recherchée dans la pratique du Sarbacana.

Le Sarbacana met l'accent et propose d'expérimenter, tout spécifiquement, un état où lâcher-prise et prise de décision ne font plus qu'un.

katasarbacana (1997) . Sarbacane entre les mains, colonne vertébrale dans le corps... une seule et même verticalité, une seule et même présence. Comme si on tenait sa colonne vertébrale entre ses doigts. [23]

Applications

Un des apprentissages essentiels de cette école du souffle, consiste à s'entraîner à mettre en pratique dans un acte décisif et radical, les modes d'attention (s), les "qualités de présence" qui se révèlent dans l'expérience méditative. L'objectif recherché étant d'amener les états de conscience inventoriés durant la méditation à s'actualiser au quotidien de l'action.

  • La relation à la cible

Pour le Sarbacana la relation à cible l'est reconnue comme reproduisant une mise en situation identique aux divers "buts" que nous nous donnons à atteindre tout au long de l'existence. Le face-à-face avec la cible recrée la quintessence des conditions de vie de chaque instant : "choisir", "décider", "agir", "atteindre un Objectif" et ainsi de suite... mais tout cela résolu, cette fois, avec le souffle (Qi). Cette approche empirique permet d'explorer les différents types de respirations qui déterminent l'entrée dans l'action au quotidien, mais aussi les modes respiratoires de représentation et d'assimilation de la "réussite" ou de "l'échec".

«Il est fort émerveillant de réaliser, pendant une méditation (immobile ou en mouvement), des états de conscience plus affinés, mais toujours faut-il que cette ouverture ne soit pas qu'une parenthèse qui se referme dès que s'arrêtent les conditions spécifiques qui l'ont permise. Ce lâcher prise, cette ouverture va-t-elle persister dans les règles du jeu du quotidien ? Résister lors d'une prise de décision, être efficace lors d'une action ? L'essence du Sarbacana consiste à amener les qualités de présence induite par la méditation à se frotter-confronter et pénétrer l'esprit du quotidien.» «Notre état méditatif peut-il induire un acte pragmatique décisif sans se "déchirer"? Notre lâcher-prise va-t-il permettre une prise de décision? [20]»

Le "Lâcher-prise" et la "prise de décision" sont fréquemment reconnus comme des états d'être antagonistes. La pratique du Sarbacana vise à expérimenter que, bien au contraire, le "lâcher-prise" est une fréquence d'attention des plus efficaces et pragmatiques pour prendre des décisions. Selon les Sarbacanakas nous disposons d'un mode de "respiration-attention" où lâcher-prise et prise de décision ne font plus qu'un[20]. [24]

Modes respiratoires

«Pour dynamiser cette lourde flèche et projeter cet intense jet-de-souffle hors du corps, un "jet" agressivité donnent un "Qi" immédiatement puissant. L'efficacité est si rapide qu'il peut être complexe, quand on a obtenu des résultats gratifiants par ce chemin, de l'abandonner pour visiter d'autres qualités d'énergies en conscience, car la réalisation d'un "Qi" non dynamisé par l'agressivité peut demander, lui, particulièrement longtemps à mûrir. [25]»

Respiration ventrale

Respiration diaphragmatique

On peut observer que la zone diaphragmatique est fréquemment bloquée, pour nombre de raisons : culturelles, émotionnelles, psychologiques. Par conséquent, lors de la production d'une expiration puissante, cette fonction endormie se trouve compensée, remplacée par un autre mouvement, positionné à l'opposé, dans les épaules (la ceinture scapulaire) qui sont alors utilisées comme une sorte de "diaphragme" à l'envers. Ainsi, pour remplir ses poumons d'air, au lieu de descendre le diaphragme, on remonte les épaules. Et, pour les vider, on descend les épaules, au lieu de remonter le diaphragme. Ces deux dynamiques n'induisent pas uniquement des mouvements physiques contraires, mais également des états d'être différents. On peut constater que si la descente du souffle dans le ventre développe détente, sérénité et équilibre... sa remontée dans les épaules génère plutôt, tensions, craintes, agressivité...

  • "Respirer avec sa tête"

Mettre au repos le «vouloir gérer le jet-de-souffle avec ses pensées» est le premier palier de l'apprentissage du Sarbacana. Ainsi quand la respiration ventrale fait défaut, si on a acquis un savoir sur ce qu'elle doit être, on risque de chercher à la reproduire en la reconstituant artificiellement. On remonte dans sa tête à la recherche du "comment-faut-il-faire", comme si la respiration ventrale était une sorte de concept, une méthode qu'il faudrait apprendre à son corps [26].

Le monde continue d'exister dans notre dos

Les sarbacanakas semblent produire un acte avec leur bouche. Et les débutants dans cette discipline se laissent prendre par cette apparence, ils cherchent à "faire" avec leur bouche, tandis qu'en fait la bouche n'est qu'un porche traversé par le souffle jaillissant du fond du ventre. C'est ainsi que, tant qu'on utilise le mode d'agir du "vouloir faire", cela va se traduire par une volonté de la bouche et des mâchoires, les pensées croyant la bouche source de l'impulsion du souffle.

«Le jet-de-souffle Sarbacana jaillit d'une inspiration lente et particulièrement profonde, sans tension aucune, une inspiration du type de celles produites lors d'une méditation. Et c'est dans la coulée de cette paisible inspiration que, tel le saut d'un poisson dans le miroir d'une eau calme, se produit le bond des muscles abdominaux. Comme un tigre bondissant du cœur de sa passivité jaillit le !kiaï! de silence. Un jet de silence pointu, dont le cri est la flèche. Aucune préparation, appréhension, rétention avant ce jet de souffle, juste une inspiration comme les autres, qui — d'un coup — se transforme en un expire fulgurant! Un éclair de souffle dans le ciel bleu de la respiration, puis la respiration reprend son rythme paisible, profond, régulier. Cette formidable percussion du souffle, est induite sans la moindre parcelle d'agressivité. C'est une force identique au coup de marteau du sculpteur sur pierre, dont la puissance explosive jaillit d'un esprit qui caresse les formes du monde. [27]»

Dans cette approche le sarbacana peut-être reconnu comme Yoga du souffle.

Utilisation du Feed back

  • Vision interne

Le principe étant que quand le sarbacanaka expire en "flèches-de-souffle" le mode d'attention que la méditation révèle en lui, sa flèche touche la cible mais c'est , en fait, son esprit qui est touché. En effet l'expiration particulièrement puissante produite pour propulser la lourde flèche, induit, la seconde qui suit, une sorte de silence des pensées qui ouvre sur une acuité particulièrement spécifique, un sursaut de vigilance particulièrement affiné.

Tout se passe comme si chaque flèche traversait l'attention du souffleur précisément à l'endroit où elle se trouve. Le souffleur se voit tel qu'il est , l'écho du "kiaï" qui résonne en lui, le lui montre d'évidence. Il n'est alors nul besoin d'explication ou de conceptualisation, l'expérience est auto-enseignante, s'il y a eu rupture du mode d'attention, la prise de conscience est d'évidence.

Ainsi quand la flèche percute "là-bas", si le sarbacanaka entend résonner en lui le cri de victoire du vainqueur ou le soupir de l'échec, il sait que c'est l'aspect compétiteur en lui qui a soufflé. Pourquoi pas, mais la pratique du Sarbacana amène à découvrir que si la dynamique du "compétiteur" fait partie des états premiers de l'activation de notre énergie, cette fréquence d'attention n'est pas l'unique attitude dont nous disposons pour atteindre efficacement un but[28].

  • Vision externe

La fréquence d'attention utilisée pour projeter la flèche est tout aussi lisible pour un spectateur qui assiste à la pratique, car l'énergie jaillissant du centre du visage du souffleur, l'espace d'un instant, son expression reflète l'esprit du souffle utilisé, le type de "Qi" que sa bouche laisse jaillir. Même si la seconde d'avant le souffleur était installé dans une paix profonde ; si, à l'instant du souffle-décision son "désir de réussir", sa "crainte de l'échec", son "vouloir bien-faire" le font sursauter sur une fréquence d'action plus «combattante», il en résultera que, le temps d'un flash, sa face portera le masque de la volonté agressive des épaules et des mâchoires. Chaque type de souffle va modeler son fasciés, faisant, par conséquent, tomber le masque des faux-semblants. Les modes d'intention utilisés deviennent lisibles comme le nez au milieu de la figure. Et si le souffleur tente de bloquer les muscles de son visage pour essayer de n'en rien laisser paraître, ce sont ses yeux qui le trahissent. Et tout spécifiquement les paupières qui s'affolent car ce sont des muscles qu'on ne peut maîtriser. Ainsi le temps d'un kiaï, les yeux brillent de vérité, impossible de tricher. Si la méditation n'a pu induire l'action on ne peut se leurrer, ni leurrer personne.

«En cela la pratique du Sarbacana est formidablement "décapante" et , par conséquent, un outil efficace pour éviter de s'illusionner en s'appropriant certains "effets euphorisants" activés durant la méditation, qui, d'évidence, se révèlent "pas assez mûre" pour s'actualiser au quotidien de l'action. [29]»

La Pratique

Le souffleur présente alternativement la sarbacane de chaque côté du corps. Les flèches soufflées par la droite étant de couleur différente de celles soufflées par la gauche

Bilatéralisation

L'objectif premier de la pratique du Sarbacana est de toucher son propre centre[30] et pas uniquement celui de la cible. Quoique la focalisation obtenue par alignement unilatéral permette d'obtenir plus rapidement la précision dans la cible, viser en utilisant toujours le même côté du corps appauvrit l'équilibre bi-latéral. Ainsi le katasarbacana (kata-Sarbacana) présente alternativement la sarbacane de chaque côté du corps, puis idéalement dans l'axe, pour développer l'assouplissement de la bilatéralisation.

Le sarbacanaka réalise une première volée de trois flèches (rouges), la sarbacane présentée comme un droitier ; puis une série de trois autres flèches (vertes), la sarbacane présentée comme un gaucher. Le cycle du kata se boucle sur une septième flèche (blanche) soufflée idéalement face à la cible. Dans cette posture complètement symétrique, la sarbacane sortant de sa bouche se trouve dans l'axe vertical du corps, particulièrement précisément au milieu de sa bilatéralité, idéalement au centre de sa présence et de ses équilibres. Les flèches visées sur la droite n'ayant pas la même couleur que celles visées par la gauche ou de face, le sarbacanaka peut lire sur la cible un diagramme tricolore qui lui sert à voir son positionnement dans l'espace avec ses équilibres et déséquilibres.

Le kata-Sarbacana

Déplacement dans le mode d'attention

Le "Katasarbacana" est un processus codifié avec précision, mais il ne s'agit nullement de formalisme. Dans le même temps où les gestes se déplacent particulièrement lentement dans l'espace extérieur pour servir la sarbacane, ces mêmes gestes se déplacent dans les espaces internes pour servir l'attention. La forme de chacun des gestes de l'enchaînement (kata), offrant une "forme-dynamique" (transparadoxale[31]) spécifique, qui est utilisée comme "starter" permet des déplacements dans les paliers de l'attention. Le "secret" n'est pas dans la forme du geste mais dans le déplacement interne et la qualité d'attention qu'il induit. Ainsi le Sarbacana nomme, pareillement, "gestes" des déplacements dans les modes d'attention (s) induits par des postures immobiles.

Exemple d'éducatifs du Katasarbacana sur le ressenti et "l'affinement" de la verticalité (en perceptions transparadoxales[31]. 1985)

Durant le kata, la respiration coordonnée est rythmée par les gestes du corps et de l'esprit. Les "places" des inspirations et des expirations et leurs articulations apparaissent d'elles-mêmes et d'évidence, dès que le corps et l'esprit cessent d'être dissociés.

Focaliser

On peut constater que viser en focalisant son attention jusqu'à ce qu'elle devienne, elle-même, aussi pointue qu'une flèche, est une attitude des plus efficaces pour atteindre un but. Mais pour obtenir cela, il faut effacer le reste du monde jusqu'à ne plus percevoir que la cible à atteindre et rien d'autre. Ce procédé induit une discrimination de l'attention qui efface tout ce qui n'est pas l'objectif à atteindre. Cette façon de faire semble, aujourd'hui, la plus employée, tant dans le monde de l'entreprise, du sport de compétition que de celui de la réussite sociale. Moins usité est le protocole qui consiste à atteindre efficacement un but sans pour tout autant le couper du reste du monde mais, bien au contraire, en faisant participer la totalité de la relation au but, et en atteignant l'objectif grâce à cette synergie. Telle est l'attitude recherchée par le sarbacanaka dans sa relation à la cible [32].

Focaliser la défocalisation

Le sarbacanaka ouvre sa réceptivité jusqu'à ce que la cible participe de sa présence. Par conséquent, les "corrections de visée" ne sont pas effectuées par une rectification de l'alignement : œil-sarbacane-cible, mais par affinement de la qualité de présence, par modification du geste de l'esprit, de l'esprit du souffle. Et par l'activation de la synergie induite par le "Phi"[4].

Le type d'attention recherchée est que l'ensemble des aspects de la posture et de l'environnement soient présents à la conscience. Les parties immobiles du corps sont éclairées d'autant d'attention que les parties en mouvement. Il s'agit de participer-assister à tout ce qui bouge et simultanément, d'assister-participer de tout ce qui est immobile. Immobile et en mouvement, totalement au même instant. Ainsi quand méditation et action sont complètement liées, lâcher prise et prise de décision ne font plus qu'un.

«Quand par les chemins de la respiration, corps et esprit s'articulent en conscience au même lieu, on peut en passant par les articulations de son corps, se glisser dans celles de son esprit. [33]»

Mouvement et immobilité

Pour le sarbacana mouvement et immobilité sont inséparables.

«Quand nous sommes immobiles en Zazen, le souffle continue son Qi gong au sein de cette immobilité. A l'inverse, lors du Qi gong l'attention qui permet l'articulation des mouvements est elle idéalement immobile, comme assise en Zazen au sein de cette mouvance. Immobilité et mouvement sont , en quelque sorte des effets de surface, car à chaque instant et en toutes circonstances ils sont toujours présents simultanément en un même lieu d'existence. Ce qui doit être amené à la conscience c'est le mode de vigilance qui permet d'éclairer l'entièreté de ce phénomène. Cette forme d'intelligence qui se révèle être complètement trans-paradoxale[31] est le fondement du Katasabacana. [28]»

Descriptions de phases illustratives du katasarbacana.

Catharsis

Pour ouvrir la colonne du souffle, faire travailler le couple abdomino-diaphragmatique et réaliser une catharsis, sont produits des tirs particulièrement longues distances nommé «tirs au ciel», «tir à l'horizon». Ces tirs consistent à souffler de particulièrement lourdes flèches que le regard laisse se dissoudre dans le ciel. Ces jets-de-souffle sont l'expression même de la réalisation d'un acte dont la "réussite" consiste à être entier dans l'acte présent, sans se focaliser sur le résultat. Souffler sans but, retourne l'attention du souffleur vers la source de son souffle.

Les distances obtenues quand on récupère les flèches plantées dans le sol n'ont, évidemment, aucune signification compétitive[34], mais restent signifiantes pour chacun comparé au ressenti de l'ancrage de son hara ainsi qu'à la constatation des améliorations réalisées au fur et a mesure que s'ouvrent la colonne de souffle et ses modes d'attentions.

Tansparadoxales perceptions

Flux-structures

Lors de cette phase du kata, le mouvement horizontal des avant-bras venant en légère pression l'un vers l'autre génère dans les petits doigts et les pouces une dynamique verticale qui s'échappe vers le bas et vers le haut tout à la fois. Le pratiquant ressent la transmutation de l'impulsion horizontale en jaillissement verticalisé, ce qui lui procure un ancrage, une assiette vraiment particulièrement spécifique.

Ce geste contient l'information d'une double dynamique (verticale et horizontale simultanément[31]). Le ressenti de cette synergie des dynamiques verticale-horizontale "structure", alors même qu'en ouvrant sa défocalisation le souffleur se "fluidifie". Dans le même temps, ce geste sert à toucher son corps, palper sa substance, sentir dans la paume de sa main son souffle, les battements de son cœur, tandis qu'au même instant les perceptions s'ouvrent tous azimuts.

Jointif par le vide

Jointif par le vide

L'eau de la rivière qui s'écoule dans un creux manifeste deux rives, à l'endroit où il n'y a qu'un seul territoire. Les mains jointes sont entrouvertes, un échantillon de vide s'écoule entre les mains... Néenmoins en Qi gong elles peuvent être ressenties comme jointives, reliées par ce vide. Deux mains, deux rives, une seule conscience.

Ce qu'éprouvent les mains, ce ressenti du jointif s'irradie à la totalité de la présence. Alors la cible "là-bas" et le souffleur "ici" sont comme deux mains jointes entrouvertes : un seul et même territoire. «"Ici/là-bas", une seule et même présence.»

Le sens du son

«Les sons sont la coloration du souffle.» De fait le Sarbacana leur accorde une place importante car ils permettent d'éclairer nombre d'aspects signifiants de cette discipline.

  • Les indicateurs sonores

Pour cela le profil et l'enroulement des flèches ont été étudiés afin d'augmenter l'intensité du claquement produit quand elles jaillissent de la sarbacane ; la qualité de ce son devenant une information à part entière. Trois sons sont utilisés comme Indicateurs sonores : celui de l'expir à l'embouchure — à l'autre extrémité, le son du tube qui se débouche et l'impact de la flèche dans la cible-tambour. (Les cibles étant conçues pour résonner pour produire des sons différents selon la force et le lieu d'impact[35]. ). Les nuances de ces Indicateurs sonores renseignent avec précision, tel un spiromètre sur la puissance et l'intention de chacun des jets-souffles. Donnant la possibilité ainsi d'accorder à l'oreille le débit-rapidité de ce jet de souffle D. E. PV. E. M. S et la tonicité du "Qi".

  • Le nom

«Le nom de "Sarbacana" est issu d'une rêverie posée sur la trame de cette succession de sons et selon l'ancien principe que le nom naturel d'une chose est le son produit par le mouvement des forces qui la forment : sArbAcAnA, (sAr! bA! cA! nA... ) — ssAr ! — expir puissant ! — bA ! le tube se débouche de sa flèche. — cA ! la cible est percutée. — nAaa ... soupir... fin d'expir... Et pour les «A» qui ont la forme de nos flèches (voiles) [36]»

  • La musique
La musique des sarbacanes sarbacana.

Les sarbacanes sarbacana ont aussi la capacité de résonner comme des instruments de musique, elles offrent une sonorité se situant entre la trompe tibétaine[37] et le Didgeridoo. Ainsi à certaines phases des sessions, les sarbacanakas font "sonner" leurs sarbacanes ce qui leur permet d'explorer cette autre dimension du souffle : l'expiration longue. Produire cette musique leur permet d'entrer dans des expirations dites "sans fin". Produisant des sons et respirations qui explorent les profondeurs et assises du corps, délient le diaphragme, ouvrent la colonne de souffle, et développent l'aspect "endurance" de la respiration. Permettant aux sarbacanakas des "dialogues-résonances" où les sons de chacun se répondent et s'accordent, harmonisant les souffles et l'esprit du groupe[38]. [22]

  • Le rire

«Sarbacana délie le diaphragme, et un diaphragme délié éclate volontiers de rire. Mais comme le rire pareillement lui aussi nous délie le diaphragme, il se révèle être un entraînement parfait pour cette école du souffle. Et ceci d'autant plus que la présence du rire se révèle formidablement décapante pour préserver le sérieux de nos méditations. [39]

L'équipement des Sarbacanakas

La notion de tradition est synonyme de quelque chose d'immuable qui ne change plus. Et néenmoins, voilà que les traditions du Zen ont pour fonction de conserver vivant et de relayer la chose la plus changeante qui soit – la vision de l'instant... l'instant présent.

Les sarbacanes Sarbacana

Les sarbacanes-Sarbacana.

Réalisées en fibres de verre et résine ou en carbone, les sarbacanes-Sarbacana sont si légères (env. 200g pour 2 mètres) que la moindre émotion les fait vibrer, ce détail est révélateur de la philosophie de ce tir. Les sarbacanes-Sarbacana sont spécifiques dans l'ensemble des aspects de leur conception. M. L. Dioptaz a entrepris une étude sur l'exact diamètre des tubes de sarbacane pouvant convenir à la circulation du flux de l'expiration abdomino-diaphragmatique ainsi qu'à la production de V. E. M. S (Volume Expiratoire Maximum par Deuxième) [18] et de D. E. P (Débit Expiratoire de Pointe). Après des essais étalonnés sur un panel allant des sportifs de hauts niveaux aux personnes sans entraînement (essais effectués dixième de millimètre par dixième de millimètre), il a retenu l'exacte dimension de 17, 2mm de diamètre interne. En-dessous de 16mm la V. E. M. S ou plus précisément la V. E. M. 210S. (Dans la pratique du Sarbacana l'expiration maximum étant condensée en moyenne en 210 de seconde) ne peut se réaliser en totalité instantanée, sinon la sarbacane est comme éjectée de la bouche. Ces V. E. M. 210S. ne peuvent s'engouffrer et circuler dans des tubes inférieurs à 16 mm. Au-dessus de 17, 9mm on "tombe" désagréablement dans la sarbacane; qui plus est la compression du souffle devient moins efficace sur la flèche.

Ergonomie

Pour une même sarbacane, les sarbacanes-Sarbacana disposent de deux types d'embouts interchangeables : les embouts qu'on glisse entre les lèvres, et ceux dans lesquels on glisse les lèvres. La bouche étant une ouverture, elle est davantage adaptée pour prendre quelque chose en elle , plutôt que pour, elle , entrer dans quelque chose. En ce sens, les embouts dans lesquels on place la bouche sont moins plaisants, mais par contre plus sécurisants pour l'usage de la sarbacane en campagne. En effet, on peut glisser ou heurter sa sarbacane sans qu'il y ait risque qu'elle pénètre dans la cavité buccale.

Le Phi

Le “Phi”

A plat sur ces sarbacanes, à 10 cm de l'embouchure, se trouve situé un anneau qui participe d'un procédé optique découvert par M. L. Dioptaz[40] Ce procédé impliquant un tout autre protocole de lecture que les modes habituels de visée, réclame en fait, un changement de paradigme. Le principe étant de mettre en synergie consciente et simultanée des stimulus captés par des dispositifs sensoriels différents. Cela sert à placer les sensations kinesthésiques en résonances synesthésiques avec la vision visuelle.

Il s'agit d'un processus systémique induit par le maniement d'une forme nommée (de par son profilé) le phi  \phi\,\!. L'usage de cette forme est conçu de façon à impliquer la vision périphérique en même temps que la vision centrale ; La «visée» ne s'effectuant plus par l'habituel processus linéaire d'alignement par focalisation (œil-sarbacane-cible), mais par "défocalisation" impliquant un processus non-linéaire de perception tout azimut. L'utilisation de ce «viseur» impliquant simultanément, tout autant, les assises des pieds sur le sol, l'assise du souffle dans le ventre (hara), les dynamiques de la respiration que la vision visuelle et l'écoute. La mise en relation avec le centre de la cible étant le résultat d'une Gestalt avec le propre centrage du sarbacanaka. [5]


Les cibles (les tambours)

Mesures des Cibles Sarbacana.
Cible Sarbacana, 1991.

 \odot \,\! Les cibles nommées tambours diamètre 13cm) sont conçues pour que la pratique du Sarbacana puisse, aussi, s'effectuer dans la pénombre. Ces cibles-tambours offrent une gamme de sons différents selon le lieu et de la force d'impact dans la cible. Pour ce faire les cercles concentriques des cibles sont constitués de couches collées juxtaposées, de sorte que suivant l'épaisseur, chaque couleur a son propre son de pénétration. Plus on se rapproche du centre, plus les couches se multiplient, et plus les sons deviennent secs et sonores. Le support étant choisi pour faire caisse de résonance.

«Evoluer, viser, dans la pénombre est riche d'enseignement pour la compréhension de notre schéma corporel. La vision du "là-bas" est tout autre. Quand nos yeux grands ouverts fouillent dans l'ombre, c'est légèrement comme si on regardait au même instant vers le dedans. Cela permet entre autre de constater que nous ne faisons pas que voir une distance ou un lieu, nous l'éprouvons avec tout notre corps et notre souffle. La musique jaillit là-bas sur la cible, tandis que l'instrument à accorder est ici, en nous-mêmes. Explorer ce phénomène est riche d'applications. [41]»

.

Aires de tir

La pratique s'effectue sur des pas de tir. Mais également, sur des parcours où les cibles sont positionnées à diverses distances : 10m, 18m, 33m jusqu'à 100mètres, diverses hauteurs et diverses situations, en cela comparable à un parcours de golf, mais qui aurait une partie en forêt pour disposer de cibles dans les hauteurs des arbres, ce qui sert à produire des jets de souffle verticaux. En effet, placer la sarbacane dans l'alignement de la verticale du corps ouvre d'autres espaces à la colonne d'air du souffle ainsi qu'à la circulation du Qi, servant à révéler d'évidence le souffle ventral et l'ancrage du souffle dans les pieds si essentiel à la pratique de Sarbacana. Ces jets de souffle vers le haut sont aussi un hommage à la sarbacane originelle qui s'est développée et a survécu principalement dans des régions de forêt tropicale particulièrement dense (Amazonie, Indonésie), à l'endroit où la densité végétale est telle que "l'horizon" du chasseur se situe énormément plus vers le haut au-dessus de sa tête, dans les branches, que devant lui. [42].


La Barbacane

Ces parcours disposent de Cibles nommées " Barbacanes". La trouée de la première cible étant idéalement dans l'axe du plein de la seconde cible (qui se trouve positionnée 2m plus loin). Ainsi la flèche va devoir traverser le vide de la première cible pour atteindre le plein de la seconde, la visée devant être bonne à 10 mètres, ainsi qu'à 12 mètres. La trajectoire passant par deux points positionnés sur la même horizontale, ceci va mettre en évidence la droiture du jet de flèche, résultant de la puissance du souffle, la V. E. M. S

Les flèches (les voiles)

Grâce à leur creux, les flèches peuvent s'emboîter les unes dans les autres.

Afin d'impliquer le hara et le souffle ventral (le couple abdomino-diaphragmatique), les flèches Sarbacana sont 3 à 6 fois plus lourdes que les flèches utilisées dans les pays où la sarbacane a survécu ou dans les jeux de tir à la sarbacane : leur poids est de 7g à 12g, leur longueur de 30 à 50cm, et leur diamètre de 17, 2mm.

Conception

Nombre de profilés de flèches peuvent être soufflés dans une sarbacane ; en fait, tout ce qui s'ajuste dans le vide d'un tube, avec précision et un minimum de friction, peut être projeté par le souffle. C'est la pénétration, dans l'air et dans la matière, qui va déterminer le profilé des flèches.

Le Sarbacana n'étant pas tourné vers la chasse, mais vers la mise en évidence des relations du souffle du corps et du souffle de l'espace environnant, la conception des flèches se base davantage sur les qualités de pénétration des flèches dans l'air plutôt que dans la matière. Leur design est issu de cet aérodynamisme entre air interne et air externe. Dans cette approche les flèches sont devenues des voiles gonflées par le vent du souffle, d'où le nom de "Voile" donné aux flèches Sarbacana. Leur pouvoir de pénétration dans la matière, a été conçu, lui, sur le principe de croissance des jeunes pousses de printemps, ces petits dards verts qui traversent l'écorce épaisse, fendent les dalles de béton, mais qui, néenmoins, d'une pichenette du doigt peuvent être brisés[43]»

Fabrication
Rangement de flèches
Ergonomie

Les pratiquants confectionnent leurs propres flèches (voiles). L'attention, l'élégance et la sérénité dans lesquelles s'accomplissent les gestes (Mudrâ) qui donnent forme aux flèches font partie des fondements de l'esprit du Sarbacana. Ces voiles sont réalisées à partir de fines feuilles végétales ou synthétiques, enroulées sur elles-mêmes en mouvements hélicoïdaux, étirées en spirales logarithmiques telles des coquillages, des cornes de bovidé ou des pousses végétales... réalisant ainsi des cônes tout à la fois particulièrement délicats et particulièrement puissants. Comme designer, [2] M. L. Dioptaz a travaillé plusieurs années à étudier et perfectionner les paramètres de vol, d'équilibre et d'usure de ces cornets. Le profil et l'enroulement des flèches ont été étudiés pour faire intervenir comme une donnée à part entière le claquement produit quand elles jaillissent du tube. Ce son renseigne avec précision, tel un spiromètre, sur la puissance de chacun des souffles-jets. [44]

«Exact Mudrâ, jusqu'au bout des doigts, qui, glissant une plate feuille dans son geste spiral, lui fait quitter le plan plat, pour l'enrouler dans la densité de la troisième dimension.» «…Dans un temps, pas si lointain, où nos graminées et légumineux ne connaissaient pas toujours le confort de l'emballage industriel, en occident comme en orient, l'ensemble des mains connaissaient le geste qui concrétise un cornet à envelopper. Jusqu'à nos pochettes-surprises, cornets à glace et cornets à dragées qui se trouvent toujours ainsi profilés. Les flèches Sarbacana sont issues, particulièrement précisément, de ce même geste... Réalisés en conscience, ces cornets enveloppent désormais nos jets-souffle[45]

Ergonomie

Les flèches (voiles) sont positionnées aux deux poignets, glissées sous des "serre-poignets" en tissu élastique du type de ceux utilisés pour le tennis. Il s'avère que ce positionnement des flèches est idéalement ergonomique pour favoriser les manipulations de saisies de flèches et d'insertions dans la sarbacane durant le kata.

Dangerosité

La sarbacane a la dangerosité de ce qu'elle projette, et si les boulettes de papier mâché font d'elle un jouet ou un accessoire festif ; ses flèches réalisées dans des matériaux plus rigides peuvent devenir aussi dangereuses que celles d'un arc. Il est par conséquent préférable, et cela quels que soient les projectiles utilisés, que son maniement se fasse toujours en pleine responsabilité. Les flèches Sarbacana sont volontairement "tendre" dans leur extrémité pour affirmer le caractère non guerrier de la discipline[46].

La tenue

Le Hakama, dans la pratique du Sarbacana, est utilisé comme outil de vision de l'assise et des déplacements du hara (ventre)  ; il est ressenti comme un socle-structure d'ancrage au sol de la respiration ventrale.

Les vêtements sont des "effets" de surface, dont les plis et replis sont sujet aux fluctuations des climats, des cultures et des modes. Mais, par delà sa fonction protectrice et fonctionnelle, le vêtement participe aussi de la synergie corps-esprit. Non seulement, il manifeste et favorise l'appartenance à un groupe mais son pouvoir d'induction est bien plus profond : on peut constater que certains vêtements nous invitent à nous tenir bien droit et d'autres à nous relâcher… On ne s'assied pas pareillement en jupe qu'en pantalon. On ne marche pas de la même manière avec des bottes à semelles de cuir qu'avec des baskets. Et, évidemment, tous ces changements d'attitude du corps se répercutent sur l'état d'esprit et réciproquement. On peut aussi observer qu'enfiler un vêtement spécifique pour une action peut devenir, par la mémoire qu'on a de ce geste, un rituel de passage vers cette action.

Le port du "Hakama", pour la pratique du Sarbacana, résulte d'une longue maturation des tenues des sarbacanakas au fil des années de pratique.

Tout d'abord, pour réaliser une unité de groupe, les sarbacanakas portaient un vêtement noir l'hiver et blanc l'été, ample et non serré à la taille. Puis, certains pratiquants, venant de l'Aïkido, du Kyudo, du Iaidō, ont "importé" leur hakama dans leur pratique du Sarbacana. Ce vêtement s'est révélé être un outil parfait pour ressentir l'ancrage au sol et les mécanismes de la respiration ventrale. Ainsi, loin d'être une référence à la culture japonaise, le port du hakama permet aux pratiquants du Sarbacana une réelle prise de conscience du hara et de l'ancrage du souffle.

«La référence japonaise de ce vêtement nous a interrogés et , il est vrai, légèrement gênés. Mais l'hakama collait tellement bien à notre discipline du hara ainsi qu'à son ancrage des assises du souffle au sol. Il était comme sur mesure pour la pratique du Sarbacana. Et puis, après tout, les Japonais ne portent-ils pas des costumes trois-pièces-cravate typiquement occidentaux ? Délaissant col kimono et hakama. Alors! échangeons nos maillots! Ce n'est pas uniquement sur la Toile que la planète fusionne. D'évidence, depuis plus d'un siècle, orient et occident découvrent, enfin, que c'est «l'autre» qui possède, certainement, le bout manquant de la totalité de l'Humain. [6]»

Non-compétition

Le Sarbacana situe l'instant signifiant de sa pratique au moment du jet-souffle et non pas lors de l'impact dans la cible. Atteindre le centre de la cible n'est plus la finalité première : l'objectif premier du Sarbacanaka est de toucher son propre centre[30] et pas uniquement celui de la cible (dans cet éclairage et visitant, par conséquent, les mêmes "espaces d'attention (s) " et de dépassement de soi que le Kyudo, le Sarbacana est , quelquefois, nommé le "Kyudo du souffle"[47]) . De fait, les progrès ne peuvent s'établir en comparant, dans une cible, son habilité et ses performances avec celle de son voisin. Il n'est par conséquent pas fait usage de la compétition.

Dan

Grades

Le Sarbacana, dans sa démarche, considère qu'il n'est nul besoin de décerner des grades aux élèves. Il estime que la totalité des paramètres est tel qu'à chaque jet de souffle, le Sarbacanaka sait précisément où il en est , et même qui il est . Le geste juste trouvant, en quelque sorte, confirmation en lui-même. Dans son essence cette discipline n'a par conséquent pas l'obligation d'établir des récompenses «…qui feraient preuves, "vues du dehors", puisque ce qu'on vise, ce qui est "atteint", c'est soi... "Être" — "Être ", lui, fait "ses preuves", vu, vécu du dedans. Il n'a pas besoin d'agrément. Les "médailles", les "diplômes", c'est la vie qui les lui décerne, et cela à chaque instant, par la qualité même du vécu de cet instant.»[48]. Cependant, dans le cadre de la transmission de l'enseignement de cette discipline, il a tout de même été établi des degrés de qualification, mais aux seules fins de certifier que ceux qui se proposent de l'enseigner en ont bien la maîtrise. Ces «degrés» ou «Dan» n'ayant aucune fonction interne dans la pratique.

Forme

La raison d'être des grades du Sarbacana n'est par conséquent pas de gratifier l'ego qui chercherait à s'en prévaloir, mais de certifier et préserver l'authenticité de la voie enseignée, par un passage de relais entre ceux qui détiennent la maîtrise et ceux qui désirent l'acquérir. Pour cela M. L. Dioptaz a créé un protocole "poétique" qui met en relief cette notion «passage de relais», en cristallisant l'instant de la rencontre sous la forme d'un disque de bronze réalisé selon le principe de la cire perdue. Cette forme unique pour chacun des sarbacanakas va naître d'un face-à-face entre l'instructeur et l'élève. Les doigts de chacun se déplaçant en vis-à-vis impriment leurs empreintes digitales dans la cire malléable. Pour finir, cette cire est datée signée, puis coulée en bronze comme une copie conforme par le procédé de fonte à la cire perdue. Une fonte particulièrement fidèle qui va cristalliser et pérenniser dans le métal la mémoire-signature des stries de leur peau. Par la suite, au fur et à mesure, à chaque nouveau niveau de maturation un repère est frappé dans le métal puis certifié par un coup du poinçon officiel de l'école. (Le cinquième «Dan» étant le niveau référent servant à dispenser l'enseignement)

Bibliographie
  • Michel-Laurent Dioptaz, Nœuds de Vie, Feu Liquide, B. diffusion, Paris, 1976 (OCLC 66104197)
    Recueil de patterns utilisés comme kōans dans la pratique du Sarbacana.
  • Michel-Laurent Dioptaz, Le livre des Rencontres, Artefact, Paris, 1978
  • Michel-Laurent Dioptaz, La poussée vers le haut, Artefact, Paris, 1979
  • Michel-Laurent Dioptaz, Le Silence qui parle, Le Souffle d'Or, 1991, réédition 1994, 171 p. (ISBN 2-904670-57-2)
    La respiration “Transparadoxale”, fondement du sarbacana.
  • Michel-Laurent Dioptaz, l'Eveil Trans-Paradoxal, l'Autre monde, N°132, Paris, jan. 1993 (SIRET : 316054 071 Commission paritaire : N°57540), p.  74-77.
  • Collection «Bien-être», volume 8, Action, Voies énergétiques et Arts Martiaux, Paperview S. A., Belgique, 2005, 120 p. (ISBN 2-87427-143-8) , «Le Sarbacana, la Voie de la prise de décision», p.  46, p.  52-53, p.  118, p.  120

Interviews, reportages et événementiels

  • Sylvie Fenczak, «Laurent Dioptaz ou le Trans-Art», dans Arts et Psyché, (Unité de recherche en symbologie de l'Art) , Gérard Barrallié, (réalisé avec le concours du conseil général du Var), 1987, p.  66-71.
  • Bernard Klein, «l'Art-thérapie : Le Trans-art de Dioptaz, la peinture-thérapie, la théâtrothérapie, la musicothérapie, la danse-thérapie», dans La Vie naturelle (hors série) , 1994, p.  21, p.  26-29, p.  66. (ISSN 0243-2250)
  • Jacqueline Massieye, «Sarbacana, naissance d'une Voie», dans New Génération Tao, no 9, novembre 1998, p.  couverture, p.  2, p.  73-78.
  • Bernard Klein, «Sarbacana le naissance d'un Dô», dans Tao-Yin, no 11, novembre 1998, p.  5, p.  40-43. (ISSN 1277-4375)
  • Bernard Klein, «Sarbacana, naissance d'une nouvelle Voie», dans Recto-Verseau, no 95, janvier 1999, p.  27-29
  • Karine Berthier, «Sarbacana l'esprit du souffle Zen», dans Samsâra, Le magazine du Bouddhisme, no 11, mai 1999, p.  couverture, p.  3, p.  28-31 (ISSN 1284-9294)
  • Jacqueline Massieye, «Sarbacana naissance d'une nouvelle école du souffle», dans l'Ame et le Cœur, no 3, février 1999, p.  3, p.  33-35. (ISSN 1274-2139)
  • Pascal Turbil, «Martial Combat : L'art du Sarbacana, (comme fil rouge) », dans Le magazine de l'Optimum, no 26, avril 1999, p.  115-116 (ISSN 1283-9140)
  • Caterine Maillard, «On «M» se relaxer : Inspirez-soufflez. La sarbacane, la vraie, est aussi un instrument de détente», dans «M» magazine, bien vivre au «M»asculin, no 14, mai 1999, p.  18 (ISSN 1286-4404)
  • Claire Liagre, «Le cahier du développement personnel (s'épanouir)  : Libérez votre jet de souffle, Michel-Laurent Dioptaz a ressuscité la sarbacane», dans Psychologies magazine, no 175, mai 1999, p.  105 (ISSN 0032-1583)
  • Gilles Lambert, «Dossier antistress : Souffler pour jouer», dans «Monsieur» le magazine de l'homme élégant, no 18, juin 1999, p.  36 (ISSN 1265-0080)
  • Philippe Bequet, «Sarbacana, mille et une façons de jouer ou d'apprivoiser le vent», dans Cerf Volant Passion, no 30, juin 1999, p.  15 (ISSN 1258-6404)
  • R. D, «Sport, Restez à la maison : la Sarbacane», dans FHM, for him magazine, no 2, septembre 1999, p.  116
  • Bertrand Houard, «Sport : Le nouveau souffle de la Sarbacane, la sarbacane prend ses lettres de sagesse», dans VSD, no 1160, 18-24 novembre 1999, p.  3 p, (double page central), p.  60-62
  • D. F., «Sarbacane : ça s'apprend», dans Bulletin des communes du district de Neuchâtel (96ème année) Suisse, 28 janvier 2000
  • Mathieu Dupont, «Sarbacana, l'école du Souffle», dans l'Express, no 2548, 4-10 mai 2000, p.  40
  • Xavier Rossi (agence Gamma), «Souffler, c'est joué!», dans Le journal de Mickey, no 2511, août 2000, p.  8 (ISSN 8767-8088)
  • (no) «Fulltreff på utpust : han sender en pil gjennom blåserøret fra 30 meters, or treffer midt i den 15 cm store skiva. Michel-Laurent Dioptaz lærer deg kunsten», dans VI Menn (Storst for menn, Norvège, 2000, p.  30 (ISSN 0042-4951)
  • Michel-Laurent Dioptaz, «Sarbacana», dans Terre du ciel, no 53, juillet 2000, p.  74-76 (ISSN 1156-8089)
  • Bobby Lœwenstein, «Sarbacana», dans Nouvelles clés, no 26, juillet 2000, p.  52-53
  • Anita Castell, «La Sarbacane pour la pêche au Zen», dans T. G. V. France, no 28, octobre 2000, p.  71 (ISSN 1287-6232)
  • Pol Charoy, «Voie de l'art dans le martial : Sarbacana, la Voie de la sarbacane», dans Génération Tao, no 17, octobre 2000, p.  43 (ISSN 1278-3803)
  • Clémentine Meunier, « (dossier antistress)  : Sarbacana : visez la sérénité», dans Femme Actuelle, no 901, janvier 2002, p.  34 (ISSN 07640021)
  • Carine Anselme, «Sarbacana, la Voie du souffle», dans Santé Fitness, no 74, avril 2003, p.  5, p.  36-38.
  • Catherine Szutrak, «Sarbacana le souffle de la Conscience, réunir méditation et action», dans Le Nouvel Observateur Hors série spécial bien-être. (Dynamiser ses énergies) , no 2, 2003, p.  65 (ISSN 0029-4713)
  • Dominique Rocher, «Sarbacana, l'école du souffle (portrait de Michel-Laurent Dioptaz) », dans Infoloup, journal de la ville de Chanteloup les Vignes, dir. publication Pierre Cardo, 2003 (1ère partie) septembre, p.  8-9., (2e partie), décembre, p.  15-17.
  • Carine Anselme, «Sarbacana, Une école de la prise de décision, rencontre avec le fondateur d'une discipline unique au monde», dans BIZZ magazine, no 42, novembre 2003, p.  156-160
  • (nl) Carine Anselme, «Sarbacana, Gesprek met Michel-Laurent Dioptaz, bezieler van Sarbacana», dans Bizz het magazine, no 42, novembre 2003, p.  165-169
  • (it) Giovanna Caldara, «Imparare a prendere Decisioni, (Michel-Laurent Dioptaz, inventore e fondatore dell'unica scuola di soffio al mondo) », dans Psychologies Magazine Italia, no 6, juin 2005, p.  147 (ISSN 1824-7822)
  • Isabelle Clerc, «Sarbacane dans les Yvelines, Zen-Dojo Sarbacana», dans Santé-Yoga, no 66, octobre 2006, p.  9 (ISSN 1625-4961)
  • Delphine Szydlowski, «Portrait : Une école du souffle unique au monde», dans Le Courrier des Yvelines, no 3296, août 2008, p.  6 (ISSN 1774-7082)

Télévisions, radios

  • TF1 : Au Nom du Sport, Démonstration de Sarbacana par le fondateur Michel-Laurent Dioptaz et sa femme (4ème dan de Sarbacana), dim. 21 mai 2000 (fin du journal de 20h), rediffusion : dim. 20 août 2000, (fin journal du 13h).
  • I-TELE" : Film de 6mn présentant La pratique du Sarbacana au quotidien, réalisation : agence CAPA, 15 juill. 2000.
  • France 2 : Présentation du livre : Sarbacana le Souffle du Présent dans l'émission Voix bouddhistes, Invité : Roland Yuno Rech. Thème : Foi et expérience de la non-dualité, dim. 28 oct. 2001 (à 8h45) [7]
  • Europe 1 : Interview de Michel-Laurent Dioptaz, 1h en direct avec Marc Menant, 15 août 2000 de 14h à 15h. La pratique de la sarbacane Sarbacana, (dans le cadre d'une série d'émissions sur le Bien Être).
  • RTL : interview de Michel-Laurent Dioptaz, Sarbacana dans la gestion du stress, diffusé le dimanche 2 janv. 2000.
  • RTL-TVI : Dans le cadre de l'émission Ca Alors!, réalisation et diffusion d'un film, séquence de 5 mm La pratique du Sarbacana au Zen-Dojo-Sarbacana de Chanteloup les Vignes, 9 déc. 2003 à 20h.
  • M6 Teva : Dans le cadre de l'émission Teva en parle, présentée par Anne Depétrini (le 30 janv. 2005 à 10h44 et le mardi 2 février à 23h55). Réalisation et diffusion d'un film de 5 mm sur La pratique du Sarbacana au Dojo de Chanteloup.
  • CanalWeb : Réalisation et diffusion d'un film de 14 mm sur la pratique du Sarbacana, avec interview de Michel-Laurent Dioptaz, diffusée en direct sur le Web le 15 sept. 2000. (Visionné durant 2 ans sur le site CanalWeb. net) dans les programmes de : l'Aventure c'est l'aventure.
  • Sport FM 99.9 (Europe 1 Sport)  : interview de Michel-Laurent Dioptaz réalisée au dojo de Chanteloup, séquence de 4 mn, (diffusée 20 fois) 10-11 déc. 1999.
  • Sport FM 99.9 : interview de Michel-Laurent Dioptaz (réalisée par téléphone), diffusée en sept. 2005.
  • France Bleu Île-de-France : interview de Michel-Laurent Dioptaz réalisée par : Lionel Cariou : double diffusion le lundi 10 04 2006.
  • T. V : YVELINES PREMIERE : démonstration de Sarbacana et interview de Michel-Laurent Dioptaz réalisée par Steven le Diagorn et Gérome Godard : plusieurs diffusions le 29 mai 2007.

Notes et références

  1. abc Jacqueline Massieye, «Sarbacana, naissance d'une Voie», New Génération Tao, 1998 p.  couverture, p.  2, p.  73-78.
    • Bernard Klein, «Sarbacana le naissance d'un », Tao-Yin, 1998 p.  5, p.  40-43.
    • Bernard Klein, Sarbacana, naissance d'une nouvelle Voie, Recto-Verseau, 1999, p.  27-29.
    • Karine Berthier, «Sarbacana l'esprit du souffle Zen», Samsâra, 1999 p. couverture, p.  3, p.  28-31.
    • Pol Charoy, «Sarbacana, la Voie de la sarbacane», Génération Tao, 2000, p.  43.
    • Encyclopédie Bien-être n°8, Sarbacana, la Voie de la prise de décision, Paperview S. A., 2005, p.  52-53, p.  118, p.  120.
    • Joëlle Garnier-lin, Les disciplines du QI en France, Le Sarbacana, Le Souffle d'Or, 2007, p.  185-189.
  2. ab Biographie de Laurent Dioptaz : (en) Mel Byars, The Design Encyclopédia, ”MoMA”, The Museum of Modern Art, New York, , London : L. King Pub., New York : Museum of Modern Art, Bussum : Thoth, (Angleterre, États-Unis, Hollande), 2004, 832 p. (ISBN 087070012X 9780870700125, ISBN 185669349X 9781856693493 et ISBN 9068683659 9789068683653) (OCLC 56519683) , «p.  189»
    130 years in the history of the design.
    • Biographie de Laurent Dioptaz : (en) Mel Byars, The design Encyclopédia, 1880 to présent, New York : John Wiley and sons Inc, Munchen : Klinkhardt & Biermann, (USA, Allemagne), 1994, 612 p. (ISBN 0471024554 9780471024552 et ISBN 3781403653 9783781403659) (OCLC 29953180) , «p.  151.»
  3. ab Dioptaz, Michel-Laurent, Nœuds de Vie, Feu Liquide, B. Diffusion, Paris, 1976[1]
    • Michel-Laurent Dioptaz, Le livre des Rencontres, Artefact, Paris, 1978
    • Michel-Laurent Dioptaz, La poussée vers le haut, Artefact, Paris, 1979
    • Michel-Laurent Dioptaz, Nous sommes des créateurs de réalité, Troisième Millénaire, 1985, p.  49-56.
    • Michel-Laurent Dioptaz, Sculpter du Vivant, le présent de la création (Trans-Art) , Troisième Millénaire, 1985, p.  28-30.
    • Sylvie Fenczak, Laurent Dioptaz ou le Trans-Art, Arts et Psyché, 1987, p.  66-71.
    • Michel-Laurent Dioptaz, Le présent de la création, Sources, 1989, p.  36-38.
    • Michel-Laurent Dioptaz, l'Eveil Trans-Paradoxal, l'Autre monde, 1993, p.  74-77.
    • Michel-Laurent Dioptaz, Le Silence qui parle, Le Souffle d'Or, 1e édition 1991, (rééd. 1994), 171p.
    • Bernard Klein, Le Trans-art de Dioptaz, La Vie naturelle (hors série), 1994, p.  21, p.  26-29, p.  66.
  4. ab Voir sur cette page à «Le Phi» : Equipement des Sarbacana/Les sarbacanes Sarbacana/Le Phi/
  5. abc Europe 1 : Interview de M. L. Dioptaz, 1h en direct avec Marc Menant, La pratique de la sarbacane Sarbacana, 2000.
    • I-TELE" : film de 6mn La pratique du Sarbacana au quotidien, 2000.
    • RTL-TVI : émission Ca Alors!, film de 5 mm La pratique du Sarbacana, 2003.
    • M6 Teva : émission Teva en parle, film de 5 mm, La pratique du Sarbacana au Dojo de Chanteloup, 2005.
    • T. V : YVELINES PREMIERE : Démonstration de Sarbacana et interview de M. L. Dioptaz, 2007.
  6. abc (fr) Dioptaz, Michel-Laurent, Sarbacana, le Souffle du Présent, Le Souffle d'Or, 1998, 193p. (ISBN 2-84058-144-2) .
  7. * Encyclopédie Quid, Sports divers : Sarbacana, Dominique et Michel Frémy, éditions Robert Laffont, 2002.
  8. Jacqueline Massieye, Sarbacana, naissance d'une Voie, New Génération Tao, 1998, op.  cit. p.  77.
    • Joëlle Garnier-lin, Les disciplines du QI en France, Le Sarbacana, 2007 op.  cit. p.  185-189.
  9. M. L. D. à reçu l'enseignement du Maître zen Soto Taisen Deshimaru au dojo Pernety (Paris) de 1973 à 1976.
  10. Karine Berthier, Sarbacana l'esprit du souffle Zen, Samsâra, 1999 op.  cit. p.  31.
    • Carine Anselme, Sarbacana, la Voie du souffle, Santé Fitness, 2003, p.  5, p.  36-38.
  11. ab TF1 : Au Nom du Sport, Démonstration de Sarbacana, (fin du journal de 20h et de 13h), 2000.
    • Sarbacana, l'école du Souffle, Mathieu Dupont, l'Express, 2000, p.  40.
    • (no) Fulltreff på utpust, han sender en pil gjennom blåserøret fra 30 meters, or treffer midt i den 15 cm store skiva. Michel-Laurent Dioptaz lærer deg kunsten, VI Menn, 2000, p.  30.
    • Sarbacana, Une école de la prise de décision, rencontre avec le fondateur d'une discipline unique au monde, BIZZ magazine, 2003, Belgique, p.  156-160.
    • (nl) Sarbacana, Gesprek met Michel-Laurent Dioptaz, bezieler van Sarbacana, Bizz het magazine met een neus voor uw zaken, 2003, p.  165-169.
    • (it) Imparare a prendere Decisioni, Michel-Laurent Dioptaz, inventore e fondatore dell'unica scuola di soffio al mondo, Psychologies Magazine Italia, 2005, p.  147.
    • Le Grand Livre de l'Essentiel, Méditer / Sarbacana, éditions Albin Michel, 2005 op.  cit. p.  374.
  12. Dioptaz, Michel-Laurent, Sarbacana, le Souffle du Présent, 1998 op.  cit. Préfaces : Taïkan Jyoji, Marc de Smedt, Gilles Farcet. p.  9-13
  13. France 2 : Présentation du livre : Sarbacana le Souffle du Présent dans l'émission Voix bouddhistes, Invité Taïkan Jyoji. Thème : La pratique du souffle. dim. 15 juin 2003 (à 8h 45). [2]
  14. ibid. , p.  17.
    • France 2 : Présentation du livre : Sarbacana, le Souffle du Présent dans l'émission Voix bouddhistes, Invité : Roland Yuno Rech. Thème : Foi et expérience de la non-dualité, dim. 28 oct. 2001 (à 8h45) [3]
  15. ibid. , p.  21
  16. ibid. , p.  30-31
  17. ibid. , p.  22
  18. ab nommée aussi : FEV1 (forced expiratory volume 1).
  19. ibid. , p.  26.
    • Mathieu Dupont, Sarbacana, l'école du Souffle, magazine l'Express op.  cit. p.  40.
  20. abc Commentaires de Michel-Laurent Dioptaz rapportés dans l'ouvrage Sarbacana, le Souffle du Présent, 1998 op.  cit. p.  123-124.
    • Encyclopédie Bien-être N°8, Le Sarbacana, la Voie de la prise de décision, op.  cit. p.  52-53.
    • Karine Berthier, Sarbacana l'esprit du souffle Zen, Samsâra, op.  cit. , p.  couv., p.  3, p.   28-31.
    • T. V : YVELINES PREMIERE : démonstration de Sarbacana et interview de M. L. D, 2007op.  cit. .
  21. Bertrand Houard, Sport, Le nouveau souffle de la Sarbacane, la sarbacane prend ses lettres de sagesse, , VSD, 1999, p.  60-62.
  22. ab Carine Anselme, Sarbacana, la Voie du souffle, Santé Fitness, 2003 p.  38.
  23. Dioptaz, Michel-Laurent, Sarbacana, le Souffle du Présent, 1998 op.  cit. p.  129
  24. Sarbacana, Une école de la prise de décision, rencontre avec le fondateur d'une discipline unique au monde, BIZZ magazine, Belgique, op.  cit. p.  156-160.
    • (nl) Sarbacana, Gesprek met Michel-Laurent Dioptaz, bezieler van Sarbacana, Bizz het magazine, op.  cit. p.  165-169.
  25. Dioptaz, Michel-Laurent, Sarbacana, le Souffle du Présent, 1998 op.  cit. p.  134.
  26. M. L. D. op.  cit. , p.  190.
  27. Citation de M. L. D op.  cit. p.  30-31.
    • Pour rappel : M. L. D. est , lui même, sculpteur.
  28. ab Karine Berthier, Sarbacana l'esprit du souffle Zen, Samsâra, Le magazine du Bouddhisme, op.  cit. , p.  couverture, p.  3, p.  28-31.
  29. M. L. D. op.  cit. p.  121. Et propos de M. L D. durant la pratique
  30. ab Le Grand Livre de l'Essentiel, Méditer : Sarbacana, éditions Albin Michel, sous la direction de Patrice Van Eersel, Paris, 2005, 399p. (ISBN 2-226-14904-X) , p.  374.
  31. abcd Le Silence qui parle La respiration trans-paradoxale, 1991, op.  cit. p.  127-133, p.  173
    • M. L. D, l'Eveil Trans-Paradoxal, 1993 op.  cit. p.  74-77.
    • M. L. D, Transparadoxal ¿ Pourquoi ?, Annexe à Sarbacana, le Souffle du Présent, 1998 op.  cit. p.  138-139, p.  175-187.
    • Sene Pape Demba, La Notion de Novation, Thèse pour le doctorat en sciences juridiques de droit privé, Université de Reims, 2006, 433 p., p.   2. (Chapeau de thèse, citation de : M. L. Dioptaz, Sarbacana et perceptions trans-paradoxales) [lire en ligne].
  32. M. L. D. Sarbacana, le Souffle du Présent, 1998 op.  cit. p.  38.
  33. ibid. , p.  114
  34. Pour information : la portée de tir peut atteindre jusqu'à 100 mètres avec des flèches de 10 à 12gr.
  35. Voir sur cette page à «Les cibles» : Equipement des Sarbacana/Les cibles (tambours)
  36. M. L. D, Sarbacana, 1998 op.  cit. p.   82.
  37. Photos Trompes tibétaines, "Encyclopédie universalis"[4].
  38. op.  cit. RTL-TVI : émission Ca Alors!, Le son des sarbacanes-sarbacana 2003.
  39. M. L. D, 1998, op.  cit. p.  156
  40. ibid. , Annexe : le Phi, p.  150-153.
  41. ibid. , p.  84
  42. Visualisation de la respiration ventrale induite par l'usage de la sarbacane à la verticale. (voir de la 11ème à 14ème second du film). Indiens Matis (Amazonie Brésil) [5]
    • ibid. , p.  160
  43. Dioptaz, Michel-Laurent, Sarbacana, le Souffle du Présent, 1998 op.  cit. p.  69.
  44. ibid. , p.  74-75.
  45. ibid. , p.  70-77.
  46. ibid. , p.  66.
  47. Florence Braunstein, Les Arts Martiaux actuellement, Sarbacana ou le Kyudo du souffle, 2001 (ISBN 2-7475-1355-6) op.  cit. p.  300.
    • Carine Anselme Sarbacana, la Voie du souffle, Santé Fitness, 2003, op.  cit. p.  5, p.  36-38.
    • Encyclopédie Bien-être, N°8 Le Sarbacana, la Voie de la prise de décision, (Belgique), 2005, op.  cit. p.  52-53, p.  118, p.  120.
  48. ibid. , p.  168.

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