Qigong sibérien

La Sibérie tient une place spécifique au sein de la sphère géographique des pays d'Orient liés par une forte tradition énergétique.



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La Sibérie tient une place spécifique au sein de la sphère géographique des pays d'Orient liés par une forte tradition énergétique. Sa localisation et ses particularités géographiques, climatiques et environnementales, l'histoire de son peuplement et de son développement géopolitique et culturel ont favorisé l'émergence et le développement d'un ensemble organisé de pratiques et techniques regroupées actuellement sous le terme d'arts énergétiques sibériens ou Qigong sibérien.

Contexte historique et géographique

Pour comprendre les spécificités actuelles du le Qigong sibérien ou des Arts énergétiques sibériens deux notions importantes doivent en premier lieu être reconnues :

Peuplement initial

Le premier peuplement connu de la Sibérie a donné lieu à la constitution de plus de 60 nations de culture chamanique, d'une grande variété de traditions, pratiques énergétiques et de techniques de guérison caractérisant chacune d'entre elles. Ces traditions et techniques ont contribué à façonner les spécificités des Arts Energétiques Sibériens soit directement soit en influençant ou intégrant les techniques importées ensuite, lors des divers flux migratoires.

Apports successifs

À ce peuplement d'origine, est venu en effet s'ajouter au fil du temps, plusieurs apports de colons (Russes), migrants ou déportés de Russie, Chine mais également Inde, Tibet, Perse…

  • Les Chinois apportèrent des techniques telles que les divers Qi Gong ;
  • les colons et en particulier déportés russes développèrent des techniques spécifiques de survie et de guérison : "Qi Gong" de respiration des mineurs du Kuzbass : exercices physiques particulièrement durs et techniques rudimentaires pour renforcer la vitalité ;
  • techniques issues de l'adaptation des pratiques des guérisseuses russes au travail avec les herbes médicinales sibériennes ainsi qu'aux pratiques chamaniques locales.

Géographie

Les conditions géographiques et surtout climatiques ont, quant à elles, apporté à l'évolution historique des distinctions supplémentaires.

Au nord

Le climat plus froid du nord de la Sibérie a occasionné le développement de techniques énergétiques plus internes : pratiques méditatives, concentration sur l'énergie intérieure.

Au sud

Au sud les chasseurs, les chamanes locaux puis les immigrants développaient des techniques tombées en désuétude en Chine mais toujours connues et utilisées par les yogis de l'Inde : travail avec le corps énergétique extérieur, cocons et enveloppes énergétiques du corps humain.

Les Arts énergétiques sibériens, hormis les aspects et caractéristiques communs à la majorité des arts énergétiques orientaux (Inde, Tibet, Indochine, Chine, Japon, Russie orientale…) présentent par conséquent d'importantes et significatives spécificités qu'atteste leur pratique contemporaine en Russie et dans le monde.

Type, intensité et utilisation des mouvements physiques (différence avec le Qi Gong chinois, ressemblance avec le Yoga tibétain)

La tradition sibérienne reconnaît une place importante au maintien d'un lien constant entre travail physique et travail énergétique.

Tout travail physique ou série de mouvements physiques est accompagné d'un travail énergétique avec les parties du corps impliquées. Les processus énergétiques, comme les sensations, sont facilités par un travail physique équilibré.

Cette phase d'activation physique est fréquemment précédée d'une préparation et suivie d'un bilan physiologique et énergétique, ou alors d'un travail énergétique spécifique : notre attention, notre intention, l'analyse de nos sensations accompagnent et peuvent précéder ou suivre le travail du corps.

Il est d'autre part envisageable de retrouver au sein des pratiques physiques et énergétiques sibériennes certains mouvements ou postures présentes dans les traditions ayurvédiques et tibétaines.

Ces traditions, en effet, utilisent elles aussi, à la fois les processus physiques et énergétiques. C'est ainsi surtout que pour les tibétains, il ne peut y avoir de travail énergétique avant le travail physique. Ces exercices physiques préalables, à cause de leur composante énergétique d'équilibre et de protection, sont extrêmement importants pour eux.

Les Arts énergétiques sibériens, quant à eux utilisent les exercices physiques pour décontracter le corps, et ainsi se donner la possibilité de mieux sentir et manipuler l'énergie. Dans un corps décontracté l'énergie circule mieux et est plus facile à identifier, utiliser, travailler.

Cette forme sibérienne du travail énergétique n'existe nulle part ailleurs. Elle existe dans sa partie rudimentaire au Tibet mais est bien plus développée en Sibérie, surtout autour de thèmes centraux tels que :

  • La colonne vertébrale et sa souplesse :

Des mouvements du corps, des bras sont créés pour activer particulièrement chaque segment de la colonne vertébrale ou les omoplates.

  • L'équilibre :

Une grande importance est donnée à l'équilibre avec l'utilisation de positions qui requièrent une concentration spécifique de l'attention et procurent ainsi une activation énergétique complète du cervelet.

  • Les articulations, leur souplesse, le travail avec les «portes» yin et yang de chaque articulation :

Une sorte de «ventilation énergétique» est créée avec des techniques de fermeture et d'ouverture des portes des articulations.

  • La souplesse des membranes :

Pour éviter les tensions habituelles des membranes du corps, de l'enveloppe des cellules jusqu'à la peau, pour leur conserver souplesse et élasticité, le Qi Gong sibérien facilite, développe, crée, recherche des mouvements inhabituels et des techniques inattendues pour le corps.

Dans la tradition sibérienne, le travail se déroule par conséquent le plus souvent ainsi :

  • exercices physiques avec influence énergétique, autrement dit avec l'attention portée sur les processus énergétiques,
  • processus énergétiques facilités par l'activation physiologique
  • méditation qui permet la synthèse des processus énergétiques et physiologiques

Remarque :

Si l'organisation des pratiques (et le plus fréquemment d'un cours de Qi Gong sibérien) respecte généralement la séquence partie physique/partie énergétique/méditation, cette structure cœxiste avec la classification suivante (non exclusive de la première) dont la particularité est de mettre l'accent sur les «dosages» respectifs entre processus physiologiques et processus énergo-informationnels :

  • "Qi Gong dynamique" : prédominance du travail physique
  • "Qi Gong statique" : prédominance du travail énergo-informationel (travail énergétique, méditation …)
  • "Qi Gong synthétique" : équilibre, interaction plus forte entre parties physique et énergo-informationelle, combinaison des différents processus


Ressemblances avec des pratiques voisines

Dans les traditions énergétiques voisines, le travail est basé sur un certain nombre de centres énergétiques (dantian, chakkra) et canaux (méridiens, nadi), par exemple pour la majorité des Qi Gong chinois, les 3 dantian (du ventre, de la poitrine et de la tête) et les méridiens basiques. Certaines traditions yoggistes, quant à elles, considèrent l'existence de 7 chakkras, etc.

Les arts énergétiques sibériens travaillent aussi avec ces centres et ces canaux énergétiques avec cependant pour objectif final de réunir l'ensemble des matières du corps dans une même unité énergétique.

Les Arts énergétiques sibériens travaillent avec l'énergie de l'ensemble des matières du corps, y compris celle qui circule dans les canaux énergétiques de la tradition chinoise mais pas uniquement.

A titre d'exemple, à l'intérieur du corps, les techniques chinoises concentrent plutôt l'énergie dans le dantian du bas (ventre) sans travailler avec le dantian de la tête. Une spécificité particulièrement importante du qi gong sibérien, réside dans le fait qu'il travaille avec ce dantian et en général avec toute l'énergie de la tête et du cerveau. Seul le Yoga touche aussi quelques aspects de ce type de travail. Ni les techniques taoïstes, ni les techniques bouddhistes ne travaillent concrètement avec le cerveau.

La pratique sibérienne

La distinction la plus significative de la tradition énergétique sibérienne concerne le travail sur les corps énergétiques intérieur et extérieur, incluant la recherche et le développement constants des liaisons entre ces deux corps.

Le travail sur le corps énergétique extérieur et surtout celui sur les cocons dans les arts énergétiques sibériens vient de traditions indiennes et tibétaines qui, elles, parlent de corps astral, karmique. Il a tire aussi son origine de techniques actuellement abandonnées en Chine du Sud, amenées en Sibérie, acceptées et intégrées aux traditions en place.

Les liaisons entre l'énergie extérieure et intérieure, le canal du haut, le canal du bas et le canal rapide (différence avec l'ensemble des autres traditions)

Si les Sibériens travaillent avec le canal du haut et le canal du bas, évolutions de la notion chamanique de «puits énergétiques» du Ciel et de la Terre, ce n'est absolument pas le cas des traditions énergétiques voisines (en particulier chinoises et tibétaines)

Dans ces traditions n'existe pas non plus la notion de «canal rapide». Ce canal énergétique intérieur traverse le corps du sommet de le tête (point Bai hui) au périnée (point Hui yin) et relie le canal du haut au canal du bas en empruntant non pas le trajet de la colonne de vertébrale («Colonne de Jade» des chinois, «Sushumna» de la tradition ayurvédique) mais de la colonne ligaments qui accompagne son trajet plus à l'avant.

Cette notion reflète bien l'approche énergétique Sibérienne, en ce qu'elle privilégie les liaisons les plus directes envisageables entre l'énergie du Ciel et de la Terre. Ainsi recherche-t-elle la possibilité de provoquer l'activation de chaque cellule du corps, augmentant ainsi sa capacité à conduire l'énergie. Il serait alors envisageable, avec l'aide du Qi Gong sibérien, de créer un grand canal énergétique et finalement un grand centre énergétique qui engloberait tout le corps. La question sur les manières de faire circuler l'énergie à travers le corps serait alors sans objet.

Place et rôle de la méditation en musique (différence avec l'ensemble des autres traditions)

Les Arts Energétiques Sibériens font une place importante au travail méditatif : synthèse des processus énergétiques, eux-mêmes préparés par le travail physique, la méditation utilise l'effet bio-mécanique et énergétique des vibrations acoustiques pour renforcer et préciser les activations énergétiques au sein des membranes du corps, des espaces inter-cellulaires et de sous-dispositifs physiologiques et énergétiques spécifiques.

Deux caractéristiques renforcent la spécificité typiquement sibérienne de la totalité de ces techniques méditatives :

  • Il ne s'agit pas de méditations spontanées et passives mais d'un travail énergo- informationnel pourvu d'un but concret et défini, par exemple lors d'un travail physique et énergétique préalable.
  • Ces techniques utilisent la majorité du temps les vibrations de la musique. Il s'agit le plus fréquemment de vibrations suffisamment fortes pour non seulement être entendues mais également faire entrer en résonance l'ensemble des membranes du corps. Il s'agit aussi de vibrations suffisamment riches ou au contraire choisies particulièrement (timbres, fréquences …) pour activer les dispositifs énergétiques et/ou parties du corps concernés. L'influence de ces vibrations est alors utilisée de façon active et consciente sur des zones précises du corps avec un objectif défini lié aux processus de décontraction, guérison, renforcement des parties impliquées.

Place de l'explication du travail énergétique (différence avec l'ensemble des autres traditions énergétiques)

Dans bien des traditions, le travail énergétique est transmis comme émanant d'un savoir «sacré» à appliquer tel quel, en liaison avec une base ésotérique ou mystique incompréhensible pour les non-initiés ou alors pour qui que ce soit, les bases de ces traditions étant fréquemment perdues.

Le phénomène est inverse en Sibérie. Ainsi de tous temps, les maîtres sibériens comme étrangers venus en Sibérie furent tenus de tout expliquer de leur travail et de leurs pratiques, sous peine de voir leur enseignement déreconnu.

Pour des raisons probablement tout autant culturelles, qu'historiques ou géo-politiques les peuples sibériens ont toujours gardé cette tradition pragmatique d'accueil de l'enseignement proposé par l'extérieur, d'ouverture aux apports étrangers pour peu qu'ils soient adaptables aux pratiques sibériennes de survie, grâce à l'explication. Ainsi par conséquent, «expliquer» forme toujours aujourd'hui, en Sibérie, un aspect quasi-obligatoire de l'enseignement pour l'ensemble des professeurs de qi gong ou autres arts énergétiques et pas uniquement pour les maîtres venus de Chine ou d'ailleurs.

Importance du travail informationnel (ressemblance avec la composante spirituelle de certaines traditions : ayurvédique, bouddhiste…)

Il est important de mentionner ici l'importance que les arts énergétiques sibériens attachent au travail informationnel : travail avec les Centres et avec le Canal du Haut, nettoyages et activations informationnels, extra-homéopathie …

Ce travail, présent dans les traditions plutôt orientées vers la spiritualité (ayurvédiques, bouddhistes …), l'est aussi dans la tradition sibérienne tout comme le travail énergétique dont il est le complément indispensable et antagoniste.

S'agissant de travail énergétique au sens sibérien, on pourra par conséquent, plus fréquemment utiliser le terme plus approprié de travail énergo-informationel.

La tradition ésotérique sibérienne : une tradition humaniste non déterministe (différence avec l'ensemble des autres traditions, surtout ayurvédique)

L'ésotérisme sibérien cherche à mettre en évidence une vision non déterministe des rapports entre l'homme et son environnement. Ce dernier a la possibilité d'abandonner une attitude passive et dépendante pour devenir acteur et partie prenante de l'ensemble des jeux d'influences énergo-informationnels. Il peut alors créer sa propre dynamique d'interaction avec potentiellement, tout type d'influence extérieure et surtout son «corps karmique» (au sens ayurvédique du terme).

Cette tradition ésotérique s'est développée particulièrement vite en Sibérie, surtout à la faveur des séjours en Russie d'Helena P. Blavatsky. De nombreuses personnes ont aussi nourri cette tradition dont l'écrivain Alice A. Bailey et les peintres russes Nicolai et Helena Rerich qui ont passé leur vie à voyager en Inde, au Tibet, et Chine à la recherche de connaissances ésotériques.

Ce volet ésotérique permet aux arts énergétiques sibériens de laisser la voie ouverte au développement de la personne sans limites fixées à priori.

Liens externes

Fédération Mondiale des Arts Énergétiques Sibériens

Maison de Qi Gong Sibérien

Qi Gong Sibérien sur canalblog. com

Bibliographie

Sources

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Qigong_sib%C3%A9rien.
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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 31/03/2009.
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