Programmation neuro-linguistique

La programmation neuro-linguistique est un ensemble de techniques de développement personnel venant des États-Unis. Le terme a été découvert par John Grinder...



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La programmation neuro-linguistique (PNL) est un ensemble de techniques de développement personnel venant des États-Unis. Le terme a été découvert par John Grinder et Richard Bandler dans les années 1970 qui s'inspire du travail de psychothérapeutes, dont Milton Erickson, Virginia Satir et Fritz Perls.

La PNL est un ensemble de modèles et de techniques conçues pour perfectionner la communication entre individus ainsi qu'à se perfectionner personnellement. Elle peut être employée dans des cadres personnels, ou d'entreprises.

La PNL est une approche plus aristotélicienne (prédominance de l'acquis) que cartésienne (prédominance de l'inné). En effet, selon la PNL, ce que quelqu'un fait, une autre personne peut le faire (présupposé de la PNL). Les neurosciences compliquent cette approche étant donné que notre cerveau est capable d'une grande plasticité.

La PNL est née de l'observation des comportements. Elle a actuellement l'opportunité de s'enrichir en s'ouvrant aux apports des neurosciences.

Plusieurs contradicteurs de la PNL qualifient celle-ci de pseudoscience. Ses créateurs se positionnent en dehors de cette question : «Nous ne sommes pas des psychologues, nous ne sommes pas non plus des théologiens ou des théoriciens. Nous n'avons pas d'idée à propos de la nature "réelle" des choses, et cela ne nous intéresse pas spécifiquement»[1]. Même si les fondateurs ne considèrent pas leur domaine d'étude comme une science, ils utilisent un langage scientifique et des références scientifiques pour en déduire des techniques, ce qui justifie l'appellation.

Son rôle :

Ces «modèles» forment ensuite une base aidant à une démarche de progression épanouissante.

Les modèles visent à favoriser :

La dynamique s'articule :

Histoire

Fondée sur les travaux de John Grinder et de Richard Bandler, la PNL est issue de la pratique de trois thérapeutes :

Et aussi largement d'autres professionnels.

Les deux associés se sont inscrits aussi dans la lignée de la sémantique générale de Korzybski et de l'approche non directive de Carl Rogers.

Son étude a débuté dans les années 1970 aux États-Unis, dans le cadre de leurs études de psychologie à l'université de Santa Cruz (Californie) où John Grinder enseignait la linguistique.

Avant de s'intéresser à la formulation des pratiques de la PNL :

Depuis, le champ d'utilisation de la PNL s'est énormément élargi :

Les données suivantes proviennent de «Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic Programming and NLP New Coding» de R. Dilts et J. DeLozier, de «The structure of magic – tome 1» de R. Bandler et J. Grinder, et de «La Programmation Neuro-Linguistique en débat» sous la direction de M. Esser. À la différence de ce qui s'observe souvent en psychothérapie ou en pédagogie ou ailleurs, la PNL n'est née ni de l'expérience, ni des convictions d'un clinicien ou d'un expert plus ou moins satisfait de sa pratique ou de ses résultats. Elle résulte de recherches délibérées, qui furent projetées à partir d'un point de vue novateur par deux personnes (Bandler et Grinder) et quelques étudiants qui travaillaient avec eux. Cet ensemble va former l'équipe de chercheurs qui développeront la PNL. Ils sont inscrits au Kresge College de l'Université Santa Cruz (Californie). Gregory Bateson et John Grinder font partie du corps enseignant du Kresge College.

L'équipe originelle du Kresge College, était constituée de :

Viendront assez rapidement se joindre à cette première équipe :

Le sigle PNL ou plutôt «NLP» pour Neuro-Linguistic Programming apparaîtra en 1980 dans un ouvrage commun de quatre de ces chercheurs : «Neuro-Linguistic Programming : volume 1 – The Study of the Structure of Subjective Experience». Le tome 2 paraîtra en 2000 sous le titre «Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic Programming and NLP New Coding».

La proximité avec les travaux du «Collège invisible de Palo Alto» (comme l'appelle Yves Winkin dans son ouvrage «La nouvelle communication») est indéniable. La totalité de l'équipe est proche de Gregory Bateson, de Milton H. Erickson et de Virginia Satir. Actuellement, on peut dire que la PNL est dans la continuité du travail de recherche de l'École de Palo Alto (constituée fréquemment de façon invisible autour de Gregory Bateson, des travaux du Mental Research Institute, de l'Institut d'Esalen).

La réalité de ce lien est exprimée dans les préfaces de «The structure of magic – tome 1» de Richard Bandler et John Grinder. Gregory Bateson rédigé : «John Grinder et Richard Bandler ont réalisé ce que, mes collègues et moi-même, avons essayé pendant 15 ans. Grinder et Bandler ont traité les problèmes auxquels nous faisions face alors et le résultat se trouve dans ce livre. Ils ont des outils que nous n'avions pas, ou que nous ne savions pas utiliser. Dans ce premier volume, Grinder et Bandler ont réussi à rendre explicite la syntaxe expliquant comment les gens évitent le changement et aussi comment faire pour les accompagner à changer.» Dans le même ouvrage, Milton H. Erickson, rédigé : «The Structure of Magic, Tome 1 par Richard Bandler et John Grinder est une merveilleuse simplification de l'infinie complexité du langage que j'utilise avec mes patients. En lisant ce livre, j'ai appris énormément sur la manière par laquelle je faisais sans avoir une réelle connaissance sur cette manière de faire.» Toujours en préface de ce livre, Virginia Satir rédigé : «C'est complexe pour moi d'écrire cette préface sans être excitée, stupéfiée et dans l'émotion. Ce que Richard Bandler et John Grinder ont réalisé relève d'une observation précisant comment les processus de changement évoluent dans le temps et produisent les patterns du processus «comment». Ils semblent avoir trouvé une description des éléments prévisibles qui produisent le changement dans une relation entre deux personnes. En sachant comment cela fonctionne, il est envisageable d'utiliser cela consciemment et d'avoir des méthodes efficaces pour provoquer le changement. Maintenant, la connaissance du processus du changement a énormément évolué.»

La réalité de ce lien est aussi exprimée dans «Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic Programming and NLP New Coding». R. Dilts et J. DeLozier, dans les pages 90 à 93 écrivent : «Gregory Bateson a apporté des contributions principales au champ de la PNL. […] Qui plus est , ce sont les travaux de Bateson sur la théorie de la communication qui ont apporté les bases théoriques et disciplinaires de la PNL». Sont ensuite cités un certain nombre des apports de Bateson qui supportent les modèles ou concepts de la PNL. Sur les 1566 pages de cet ouvrage, Bateson est cité sur 148 pages. Aux pages 369 à 371 sont précisés les apports liés à Milton H. Erickson. Enfin, Virginia Satir est co-auteur avec R. Bandler et J. Grinder de l'ouvrage «Changing with Families» (1976). Paul Watzlawicz, un autre des importants chercheurs du Groupe de Palo Alto, dans la préface du livre «Du désir au plaisir de changer» de Françoise Kourilsky-Belliard (1995) rédigé, aussi, sur les liens qu'il y a avec les modélisations de Grinder et Bandler.

Aujourd'hui, 35 ans après sa naissance, le développement de la PNL tend à se ralentir. Diverses tendances se démarquent de plus en plus. Dans le monde de la PNL francophone, l'influence de Robert Dilts semble prédominant. Dilts a à plusieurs reprises tenté d'insuffler une nouvelle dynamique à la PNL (surtout par ses meetings de formateurs en Californie) mais les sources de désaccord entre les ténors de la PNL semblent difficilement conciliables.

Différentes voies sont explorées pour étendre la PNL. Voici entre autre la DHE développée par Richard Bandler, la neuro-sémantique de Michaël Hall, la DBM de John McWhirter. Robert Dilts continue de son côté son travail de structuration de la PNL et propose de découper l'évolution de la PNL en trois générations. Selon lui «la première génération de la PNL était le modèle original de la PNL provenant de l'étude par Bandler et Grinder de thérapeutes efficaces. Les premières applications de la PNL se sont focalisées presque exclusivement sur l'individu. La majorité des outils et techniques de la PNL de la première génération étaient centrés sur la résolution de problèmes au niveau du comportement et des capacités. La seconde génération de la PNL s'est intéressée à d'autres questions au-delà du contexte thérapeutique. Quoiqu'encore centrée sur l'individu, cette génération a accentué la relation entre soi et les autres et s'est ouverte à des domaines d'application tels que la négociation, la vente, l'éducation et la santé. Les outils se sont enrichis pour résoudre des problèmes d'un niveau supérieur, celui des croyances, des valeurs et des «méta-programmes». Les techniques de la seconde génération de la PNL ont intégré l'utilisation de nouvelles distinctions comme la ligne de temps, les sous-modalités, et les positions perceptuelles.» Avec le passage à la troisième génération de la PNL, Dilts propose une PNL qui s'intéresse à la notion de champ entre les individus, ainsi qu'à l'apport de grâce et de beauté dans le dispositif, au-delà de l'individu, qui peut nourrir les autres et le monde au travers de son être même. Robert Dilts a été modélisé le 14 mars 2005 à Montréal, par Olivier CORCHIA, sur sa qualité d'être dans la relation. Cette modélisation a permis à son auteur de proposer quatre nouveaux présupposés à la PNL de troisième génération : - «Toute personne peut rejoindre le territoire». - «L'identité d'une personne est belle et paradoxale». - «Être en relation profonde, avec moi et avec la personne, sert à voir et de promouvoir la beauté de cette personne». - «Le corps et le mental sont reliés à un champ plus large». Au-delà du processus et du contenu, les rituels de changement offert par la PNL de 3e génération, s'intéressent aux contenants ainsi qu'aux champs présents dans l'expérience.

Il manque sûrement à la PNL une reconnaissance universitaire qu'elle n'a pas cherché. Énormément de livres, en langue française, sont des ouvrages rédigés par des consultants ou des formateurs. Les autres sont fréquemment des traductions de séminaires réalisés par les chercheurs américains. Ces auteurs ont oublié d'apporter, dans leurs rédigés, l'épistémologie indispensable à l'esprit scientifique. Cependant Monique Esser, Universitaire belge (professeur à l'Université Catholique de Louvain et enseignante certifiée en PNL) a fait pour la PNL («la PNL en perspective», éd. Labor), le même travail qu'Yves Winkin a fait pour ce qu'il a appelé le «Collège invisible de Palo Alto» en allant aux vraies sources. Cela ne permet pas d'éviter des parutions qui n'explorent que des rédigés, en langue française, non scientifiques, des articles de journaux de vulgarisation, des annonces marketing d'organismes de formations a objet commercial. Fréquemment, aussi, l'enthousiasme pour la PNL des personnes ayant suivi des formations spécifiques à la PNL issues des travaux des chercheurs concernés, surprend. Enfin, le dispositif de formations certifiantes particulièrement pratiqué par les Américains surprend toujours la tradition française. Rappelons que bien d'autres courants des sciences humaines, comme par exemple, l'analyse transactionnelle, pratique ce genre de certifications. Cependant, les «PNListes» sont moins organisés (et disciplinés) que les «analystes transactionnels», par exemple : NLPNL, association des certifiés en langue française a du mal à veiller sur la qualité des formations dispensées : en effet, bon nombre de formations en PNL sont assurées par des «formateurs» dont le bagage en PNL pourrait sembler quelquefois assez mince, mais également dont la formation de base en psychologie, psychosociologie et l'équilibre personnel serait parfois approximatif. Une des critiques de la PNL serait qu'elle puisse être proposée par des gens qui promettraient «monts et merveilles».

Il est vrai que tout le monde peut prétendre être un PNListe distingué en ayant lu un ouvrage et promettre des choses surprenantes. NLPNL est bien un dispositif associatif qui regroupe des personnes constituées à la PNL. Elle regroupe spécifiquement des «enseignants certifiés» qui doivent enseigner à partir de standards définis. Il semblerait que les standards de NLPNL soient les plus stricts d'Europe. NLPNL, n'étant pas un organisme d'État, peut être aisément critiqué par certains. Comme pour l'analyse transactionnelle, la gestalt ou d'autres courants des sciences humaines, il est complexe d'empêcher des personnes de se prétendre constituées à la PNL. Pourtant, elles doivent pouvoir vous produire une attestation de formation qui se nomme en PNL : une certification. Les certifications en PNL sont «praticien certifié en PNL» (practitioner pour les Américains), «maître-praticien certifié en PNL» (master-practitioner) et "enseignant certifié en PNL" (trainer).

Principes

La PNL fait partie des techniques comportementales des sciences humaines par opposition aux sciences dites exactes.
Elle se veut la synthèse d'un travail d'observation et de compréhension des faits humains à travers leurs manifestations orales et gestuelles. Elle se fixe comme ambition de «mieux communiquer» avec autrui ou encore de tendre vers «l'excellence en matière de communication».

Hypothèse de base :
Il y a une structure dans chaque comportement des personnes que nous pouvons modéliser, apprendre ou changer.

Définition par Richard Bandler :
Étude de la structure de l'expérience subjective.

La Programmation neuro-linguistique se propose d'élargir les possibilités de comportements (choisi comme le plus efficace envisageable pour un objectif donné dans un contexte donné)  :

La PNL n'est par conséquent pas une théorie (quoiqu'une théorisation existe sur la question) mais avant tout une démarche issue de l'observation d'intervenants dans des milieux aussi divers que les conférenciers, les éducateurs sociaux, les acteurs de la lutte contre l'alcoolisme, etc. Elle se base sur la description des perceptions sensorielles externes, des représentations sensorielles internes et sur la modélisation de ces stratégies mentales et physiques.

Elle se propose d'agir par une démarche itérative :

On estime qu'une thérapie ne doit pas durer plus de six mois, au-delà de cette durée le praticien PNL se devant d'essayer autre chose ou d'orienter le patient vers un autre professionnel plus adapté, ou alors vers un psychiatre en cas de problèmes lourds et résistants, plutôt en essayant d'organiser un passage de relais des informations.

Pour bien comprendre la PNL, il est indispensable de se référer à ses sources. Pour cela, il est envisageable de lire les pages 849 à 855 de «Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic Programming et NLP New Coding» de Robert Dilts et Judith DeLozier. Une part de ces sources, en français, figurent dans «Modéliser avec la PNL» de Robert Dilts, pages 1 à 23. Il est , entre autres exprimé dans ces deux ouvrages que «la PNL est une science comportementale qui propose : 1- une épistémologie (note : «épistémologie» est un faux-ami anglais-français. Comprenez le sens anglais du terme) - un dispositif de connaissance et de valeurs. 2- une méthodologie - des processus et des procédures pour appliquer la connaissance et les valeurs. 3- une technologie - des outils pour favoriser l'application de la connaissance et des valeurs». […] Il existe des chevauchements entre la PNL et d'autres dispositifs psychologiques, parce que la PNL puise dans la neurologie, la linguistique et les sciences cognitives. Elle puise aussi dans la programmation informatique et la théorie des dispositifs. Son but est de synthétiser une quantité de théories et de modèles scientifiques de genres différents. L'une des valeurs de la PNL est qu'elle rassemble différents types de théories au sein d'une structure unique. La majorité des techniques et des outils PNL sont issus d'un processus nommé «modélisation». L'approche première de la PNL a été de modéliser des comportements efficaces mais aussi les processus cognitifs qui les sous-tendent. Le processus PNL de modélisation consiste à découvrir comment le cerveau («neuro») opère en analysant les patterns du langage («linguistique») et la communication non verbale. Les résultats de cette analyse sont ensuite exprimés en stratégies ou programmes organisés étape par étape («programmation»), et qu'on peut utiliser pour transférer la compétence à d'autres personnes ainsi qu'à d'autres contextes d'application (dans les pages 1 à 3 de l'ouvrage en langue française cité auparavant).


Modélisation de Fritz Perls, Virginia Satir, and Milton Erickson

La Pnl a commencé avec les travaux de trois" Maîtres psychothérapeutes" Fritz Perls, Virginia Satir, et Milton Erickson. [2] Grinder et Bandler on passé en revue des heures et des heures d'audio et de vidéo des trois thérapeutes et ont passé des mois à imiter leur façon de travailler avec leurs clients pour reproduire ou de "modeler" les modèles de communication qui faisaient que ces individus excellaient dans ce qu'ils faisaient. [3] Ces études ont identifié pourquoi ces psychothérapeutes étaient si efficaces avec leurs patients. Plutôt que de considérer une approche théorique, Bandler and Grinder ont cherché à observer ce que les thérapeutes faisaient, et ils les ont ensuite imités. [4]

Les présuppositions de la PNL

La PNL repose sur un certain nombre de présuppositions qui fondent et expliquent la méthode d'analyse et de modélisation. Les outils, modèles mais aussi l'éthique sous-tendant la PNL en découlent. En philosophie, une présupposition se distingue radicalement d'un dogme.

Ces présuppositions ont été progressivement formulées et affinées lors des travaux de développement de la PNL. Elles résultent d'un processus de choix pragmatique et représentent un cadre méthodologique ainsi qu'une aide pour sa pratique quotidienne.

Les présuppositions de la PNL se répartissent en deux grandes catégories. La première catégorie est inspirée de la sémantique générale, la seconde est inspirée de la cybernétique.


A. Il existe une différence irréductible entre la réalité et l'expérience d'un organisme de cette réalité.

C. Aucun modèle du monde n'est plus "vrai" ou "réel" qu'un autre.

D. Ce n'est pas le territoire ou la "réalité" qui limite les gens mais énormément plus les choix qui leurs sont disponibles au sein de leurs modèles.

Les modèles les plus efficaces et écologiques sont ceux qui donnent accès au plus grand nombre de choix, aux choix les plus riches, plutôt qu'à ceux qui sont les plus réels ou corrects.

E. Les êtres humains bâtissent leur modèle du monde au travers de leur dispositif nerveux.

1. Les cartes du monde sont constituées de programmes neuro-linguistiques.

2. Tout comportement est le résultat de séquences et de combinaisons de patterns ou schémas neurologiques.

  • Si le pattern est présent alors le comportement est présent; si le pattern est absent, alors le comportement est absent.
  • Une personne ne peut pas ne pas répondre à ses propres processus internes.

3. Des patterns neurologiques consistent en des entrées de perceptions sensorielles et sont stockées au travers de nos dispositifs de représentations (VAKO = Visuel, Auditif, kinesthésique et Olfactif).

  • Les représentations générées par des sources externes (mémoires) et celles générées par des sources internes (imagination) partagent la même neurologie et ont par conséquent le même impact comportemental.

4. La connaissance, le sens, les pensées, etc. sont le résultat de computations internes qui consistent en chevauchements (synesthésies), corrélations (équivalences comportementales) et connections (associations) entre des dispositifs de représentations.

  • Le changement et la communication sont le résultat d'altérations ou d'accès à ces connections, corrélations ou chevauchements.

F. L'esprit et le corps forment un dispositif cybernétique.

1. Pour chaque pattern neurologique, il existe une manifestation comportementale co-occurrente et vice-versa.

2. Nous ajustons la valeur du signal de l'information dans nos dispositifs de représentation aux travers d'altérations comportementales ou d'accès oculaires.

3. Les programmes neurologiques fonctionnent sous-forme de boucles de feed-back (TOTE) plutôt que sous forme d'arcs reflex linéaires de stimulus-réponses.

4. Le comportement est plus orienté objectif (téléologique) plutôt que déterminé par le stimulus (déterministe).

5. Un pattern d'association (ancres) peut être établit par une seule expérience par contraste avec une répétition linéaire.

G. Il existe une interaction "neuro-linguistique" profonde entre le langage et nos modèles neurologiques du monde.

1. Le langage est un Méta-modèle de nos modèles du monde.

2. Le langage est un moyen de coder et de séquencer ces représentations sensorielles; il est par conséquent une expérience secondaire (structure de surface) - un pas en deçà de notre expérience primaire (structure profonde).

  • La plus grande qualité d'information que nous pouvons obtenir d'une autre personne est comportementale plutôt que verbale.
  • Le langage est un dispositif de représentation qui est produit par la même neurologie qui produit nos dispositifs de représentations sensoriels. Par conséquent, les mêmes principes de structure se retrouvent dans le langage tout comme dans les dispositifs de représentations.

H. Les capacités individuelles sont fonction du développement et du séquençage des dispositifs de représentation.

1. Certains dispositifs de représentations sont plus appropriés ou utiles que d'autres pour certaines fonctions.

2. Les gens ont tendance à développer et valoriser certains dispositifs de représentations pour certaines fonctions.

3. La quantité de compétences, ressources et capacités que nous avons est directement proportionnelle au degré de développement de nos dispositifs sensoriels.

4. Comme les êtres humains partagent les mêmes dispositifs de représentations de base il est envisageable pour tout être humain d'organiser et d'accéder à ses représentations de manière à recréer ou approcher tout phénomène humain. Il est par conséquent envisageable de modéliser et de transférer toute compétence humaine d'une personne à une autre.

5. Les gens possèdent déjà l'ensemble des ressources nécessaires (au moins potentiellement) pour agir efficacement. Le changement vient de la libération et du déclenchement des ressources appropriées (ou de l'activation de la ressource potentielle) pour un contexte spécifique en enrichissant le modèle du monde individuel.

6. La santé mentale dépend de la capacité à accéder à l'ensemble des capacités représentationnelles de telle sorte que la personne puisse répondre correctement à une variété de contextes et d'environnements.

I. La conscience est un phénomène limité.

1. Les individus peuvent maintenir sept plus ou moins deux "éléments" d'information dans leur conscience à chaque instant.

2. La taille des éléments est variable.

3. Le type d'élément va déterminer comment une expérience est ponctuée.

J. Congruence de codage.

Plus les relations entre les éléments de la carte reproduisent les relations de l'objet cartographié, plus la carte sera efficace et écologique. (Par exemple si des relations linéaires sont utilisées pour représenter quelque chose qui présente des relations systémiques, le modèle sera peu efficace et peu écologique).


A. Les interactions humaines forment des dispositifs cybernétiques.

1. Les interactions humaines ne sont pas fonction de chaînes linéaires de stimulus-réponse mais de boucles systémiques de feedback.

2. On ne peut pas ne pas communiquer.

3. Aucune réponse, expérience ou comportement n'a de sens en dehors du contexte dans lequel il a émergé et dans le contexte de la réponse qu'il déclenche.

4. Tout comportement, expérience ou réponse peut agir comme ressource ou limitation selon la séquence, ponctuation ou contextualisation.

5. Il n'y a pas d'erreurs, mais des objectifs; il n'y a pas d'échec, mais du feedback.

B. Les dispositifs cybernétiques sont orientés vers l'adaptation.

L'objectif de tout comportement est adaptatif (possède une intention positive) - ou fut adaptatif dans le contexte où il fut établit à l'origine.

D. Les règles de changement et de renforcement d'un niveau ne seront pas identiques à celles d'un autre niveau. Ce qui est positif à un niveau peut être négatif à un autre niveau.

1. Il est important de trier les différents niveaux des interactions, Il est utile de séparer les comportements de l'identité - de séparer l'intention positive, fonction, croyance, etc. qui génère le comportement du comportement lui-même.

2. Le changement le plus écologique provient du fait de répondre à l'intention du comportement et non à l'expression du comportement lui-même.

3. Tout changement de comportement doit préserver les sous-produits positifs de l'état présent.

E. Les gens font le meilleur choix qui leur est envisageable tenant compte des possibilités et capacités qu'ils perçoivent comme leur étant disponible à partir de leur modèle du monde.

1. Tout comportement aussi brutal, fou ou bizarre qu'il puisse sembler, est le meilleur choix pour cette personne à ce moment étant donné son modèle du monde. Si on lui apporte de meilleurs choix (dans le contexte de son modèle du monde) la personne le choisira automatiquement.

2. Le sens de la communication est donné par la réponse qu'elle déclenche, quelle que soit l'intention du communicateur.

F. Loi de la variété requise : La part du dispositif qui présente le plus de flexibilité sera l'élément catalyseur ou contrôleur du dispositif.

1. Dès qu'il existe des comportements que vous ne pouvez pas générer, il existe des réponses et par conséquent des objectifs que vous ne pouvez pas produire.

2. Si ce que vous faites ne déclenche pas la réponse que vous recherchez, alors continuez à fluctuer vos actions jusqu'à déclencher la réponse désirée.

G. Les comportements efficaces sont organisés en TOTE (= Test-Operation-Test-Exit)

1. Les comportements ont un objectif futur fixe,

2. ils ont les évidences sensorielles nécessaires pour déterminer de manière efficace la progression vers l'objectif,

3. ils ont un ensemble de moyens variables pour aller vers l'objectif et la flexibilité comportementale pour implanter ces choix.

Un nom trompeur

"Programmation Neuro-Linguistique" est le rassemblement de trois mots se rapportant à trois domaines scientifiques dont les deux premiers étaient émergeants et particulièrement à la mode au moment de sa création :

  • Programmation : le mot "programmation" fait penser à l'informatique. Néenmoins les inventeurs de la PNL ne traitent pas d'algorithmie, ni de traitement numérique. Ils tentent sous quelques approches de faire un parallèle entre le cerveau et un ordinateur, mais il ne s'agit là que d'un modèle parmi d'autres qu'ils nous présentent.
  • Neuro : le mot "neuro" fait penser à la neurologie. La neurologie est un domaine de la médecine étudiant le dispositif nerveux et le cerveau. Les inventeurs de la PNL s'intéressent plutôt au comportement d'un individu. Ici, nous avons un problème d'échelle, comme si on estimait qu'un fabricant de briques pouvait remplacer un architecte, et réciproquement : même si un bon architecte et un bon fabricant de briques sont essentiels pour faire une bonne maison, chacun de ces deux spécialistes n'a pas besoin de connaître en quoi consiste le métier de l'autre.
  • Linguistique : le dernier mot est "linguistique". Le linguiste se contente de décrire une langue, sans vouloir la normaliser ni en conseiller un quelconque usage. Les inventeurs de la PNL fournissent des outils comme les commandes embarquées et le principe visuel-auditif-tactile selon lequel on ne communique pas de la même manière selon les personnes. Les inventeurs de la PNL donnent des conseils dans l'emploi de la langue mais ne la décrivent pas.

Vu son domaine d'application, la PNL ne relève pas de ces trois domaines mais plutôt de la psychologie appliquée à l'entreprise, ou alors de temps à autre de la sociologie.

Les descriptions données par les livres traitant de la PNL, qui sont censées définir ce qu'est la PNL, sont toujours évasives. La présentation du domaine d'application de la PNL est floue, tandis que ses inventeurs nous présentent clairement de la psychologie, dans son sens le moins noble, et du développement personnel.

D'après les inventeurs eux-mêmes, le flou autour du domaine d'application de la PNL est voulu pour pouvoir l'étendre à volonté.

Nature scientifique

Les inventeurs de la PNL tentent d'échapper au qualificatif de "pseudo-science" en estimant qu'il n'ont jamais voulu que la PNL soit une science.

La juxtaposition de trois mots fermement scientifiques montre la volonté de faire passer la programmation neuro-linguistique pour une science, ou tout au moins se servir du crédit de la science.

Les utilisateurs de la PNL s'appellent entre eux "praticien". Ce terme est aujourd'hui principalement utilisé pour désigner un médecin traitant, peut porter à confusion quant à la nature non médicale de la PNL.

Selon ses détracteurs, la PNL simplifie à l'extrême les concepts de la psychologie.

La PNL utilise fréquemment des références scientifiques, quelquefois en réinterprétant le résultat. Ainsi Albert Mehrabian estime que la règle "7%-38%-55%", reprise entre autre par la PNL, est une mauvaise interprétation de l'une de ses expériences. Le résultat de l'expérience n'est valable que dans le cadre défini par l'expérience, et ne saurait être généralisé.

L'interprétation psychologique proposée par la PNL se fonde en grande partie sur l'étude de la parole et de la gestuelle. On pense au simplisme des mouvements oculaires (voir plus bas). Dans ce cadre, chaque mouvement est relié à une interprétation univoque, que certains spécialistes considèrent comme abusive et simpliste. Lilienfeld et al (2003), Levelt (1995), Drenth (2003), Williams (2000), et l'Association Française pour l'Information Scientifique[5] qualifient la PNL de pseudoscience.

Dilts et Delozier (2000 page 850 et 1154-1155) précisent que «Il y a un lien entre la PNL et d'autres courants de la psychologie, car la PNL se dessine à partir de la neurologie, de la linguistique et des sciences cognitives. L'objectif de la PNL est de synthétiser la plupart de modèles et de théories scientifiques. L'une des valeurs de la PNL est de mettre ensemble différents types de théories dans une seule structure". […] Pour le Webster's Dictionnary, une science est toute branche ou département d'une connaissance systématisée reconnue comme un champ différent d'investigation ou objet de recherche ; comme, la science de l'astronomie, de la chimie, ou de l'esprit. En considérant cette définition, la Programmation Neuro-Linguistique pourrait être reconnue comme la science de l'expérience subjective et de l'expérience sensorielle. […] La perspective PNL de la science est fortement influencée par les travaux de Gregory Bateson.»

Programmation

Un autre versant de la PNL comprend la notion de programmation, empruntée à l'informatique. Se basant sur des acquis psychologiques indiscutables, certains de nos comportements sont automatiques, l'hypothèse de base de la PNL sert à dire que certains de ces automatismes sont immuables pour une personne donnée dans un contexte donné. Il faut alors déterminer les gestes qui sont représentatifs de la pensée. Une des premières questions étant de savoir si la personne est droitière ou gauchère.
À ce sujet, le psychiatre Édouard Zarifian rédigé : «Le changement existe dans les comportements psychologiques humains : cela se nomme l'adaptation aux circonstances». L'adaptativité est une autre notion bien étayée de la psychologie, mais qui cette fois semble aller à contre-sens de certains fondements de la PNL qui voient en l'homme une machine pensante n'agissant qu'à travers des recettes immuables. Comme énoncé plus tôt, cette simplification des connaissances actuelles en psychologie font d'une part le succès de la PNL, en la rendant accessible à tous, mais également son danger. En effet, la bonne pratique de la PNL demande de contextualiser fortement les résultats visés et/ou obtenus.

Dans Encyclopedia of Systemic-Neurolinguistic Programming (page 850), il est précisé : «L'aspect programmation de la PNL est basé sur l'idée que les processus d'apprentissage, de mémorisation, et de créativité de l'humain sont une fonction de programmes -programmes neuro-linguistiques qui fonctionnent plus ou moins efficacement pour accomplir des objectifs spécifiques. Le résultat, pour les êtres humains, est qu'ils interagissent avec le monde qui les entoure au travers de leur propre programmation. Chaque humain répond aux problèmes et approche de nouvelles idées en s'accordant au type de programmes mentaux qu'il a établi - et l'ensemble des programmes ne sont pas égaux. Certains programmes ou stratégies sont plus efficaces pour accomplir certains types d'activités plutôt que d'autres. Il y a des liens entre la PNL et d'autres courant de la psychologie car la PNL se dessine à partir de la neurologie, de la linguistique et des sciences cognitives.»

Des concepts fondateurs contestés

La PNL s'appuie sur de nombreux modèles, certes enseignés et reconnus par la communauté scientifique lors de sa formation (à la fin des années 1970 et au début des années 1980), mais ayant été invalidés depuis. La PNL n'ayant jamais questionné ses présupposés - c'est une discipline pratique, orientée vers l'application et non la spéculation - elle fait actuellement dogmatiquement référence à des résultats datés. Ceci explique en partie son discrédit dans les milieux scientifiques.

L'exemple le plus frappant, hormis l'interprétation des mouvements oculaires, est la référence à la particulièrement vulgarisée théorie du cerveau triunique qui veut que le cerveau soit composé de trois organes fonctionnels autonomes : le cerveau reptilien (siège des instincts), le cerveau limbique (siège des émotions et de l'intuition) et le néo-cortex (siège de la pensée rationnelle et réflexive). Ce modèle est actuellement unanimement rejeté par la communauté scientifique qui conçoit les aires cérébrales comme des ensembles en interaction, à une zone ne correspondrait pas une fonction déterminée. Cette vision du fonctionnement cérébral (les trois cerveaux) est du reste rejetée par la PNL moderne[6] qui fait référence aux neurosciences. La "théorie" des trois cerveaux n'est plus utilisée que comme une métaphore à visée pédagogique. La PNL fait aussi référence à la grammaire générative et transformationnelle de Noam Chomsky, qui n'a jamais fait l'unanimité chez les linguistes.

À cela s'ajoute le fait que ces références éclectiques (neurologie, linguistique, psychologie, théorie de l'information, …) sont entachées d'imprécision. Ainsi Yves Winkin, professeur d'anthropologie de la communication, qui a travaillé avec certains acteurs de l'École de Palo Alto citée comme référence par les théoriciens de la PNL, qualifie cette dernière de «fraude intellectuelle», d'«exploitation de la confiance» et de «manipulation des idées et des hommes».

Éthique

D'après certains détracteurs, les objectifs assumés de la PNL sont d'offrir des moyens d'influencer autrui par le biais de comportements capables de manipuler les réactions d'un interlocuteur. Cet ensemble de comportements trouve sa force dans une relation de suggestion hypnotique dont on trouve les fondements dans le modèle de Milton Erickson. Cependant on sait par expérience, que ce modèle ne fonctionne que sur une population limitée ou alors dans des domaines bien déterminés. Ici la raison s'oppose à l'«effet mouton» quoique les deux co-existent. Cette limite de la technique a fait dire à certains anciens praticiens de la PNL que le «miracle tant escompté en matière de communication n'a pas eu lieu» (Le Mouel, 1991).
D'après des PNListes constitués, on ne peut manipuler personne vers des objectifs qui lui seraient nocifs (la PNL utilise le terme «anti-écologique») et une grande partie du travail du praticien est de déterminer l'écologie des demandes ou des objectifs du patient.

A titre d'exemple, un patient demande d'arrêter de fumer. Il se peut que ce comportement ait été constitutif de la formation de sa personnalité adulte lors de son adolescence. Il est par conséquent indispensable de prendre en compte l'écologie psychique de ce comportement médicalement nocif pour faire revenir le patient sur sa décision passée de se mettre à fumer pour par exemple s'opposer à ses parents et s'affirmer comme adulte. Le praticien pourra proposer des techniques pour ce faire mais ne pourra pas remplacer la décision d'arrêter de fumer du patient. C'est surtout le cas si ce dernier est venu sous la pression de son entourage et pas de lui-même.

Pouvoir thérapeutique controversé

Enfin, la PNL se veut aussi une thérapie. Des organismes exclusivement privés commercialisent des séminaires de formation de quelques jours pour délivrer un titre de praticien en PNL. À chacun de juger et de se faire une idée quant au sérieux ainsi qu'à la qualification du praticien. Il existe aujourd'hui plus de 350 modèles de thérapies non reconnues et uniquement deux reconnues en France (la psychiatrie et la psychologie), chacun y trouvera son choix.

Ici encore, la validité thérapeutique de la PNL n'aurait, à ce jour, jamais été établie scientifiquement. Il en découle un paradoxe que certains voient comme problématique, entre les aspirations thérapeutiques de la PNL et la maigreur des preuves apportées à la théorie et ses applications concrètes. La thérapeutique avancée ne semble disposer d'aucun argument vérifié pour clamer de telles capacités thérapeutiques.

Les mouvements oculaires

Pour simplifier, les yeux vont en haut lorsque c'est relatif à une image, en horizontal lorsque c'est relatif à un son, vers le bas lorsque c'est relatif a une émotion ou une sensation corporelle.
ATTENTION : les indications «gauche», «droite» ci-dessous sont données du point de vue de celui qui fait face à l'interlocuteur !

  • Pour un droitier :
    • les yeux de l'interlocuteur vont à notre droite lorsqu'il relate un fait passé vrai ou remémoré.
      (La difficulté réside dans le fait que cela peut être aussi dû à un mensonge préparé à l'avance ou le récit d'un texte de pièce de théâtre par exemple)  ;
    • Les yeux de l'interlocuteur vont à notre gauche lorsqu'il imagine, invente ou se souvient par reconstruction du passé.
      (C'est le cas des personnes non visuelles à qui on demande un souvenir visuel qu'elles sont par conséquent obligées de reconstruire à partir d'autres souvenirs).
À titre d'exemple, si on prend un «visuel» droitier et qu'on lui pose la question «Qu'as tu regardé à la télévision hier soir ?», il devrait regarder en haut ainsi qu'à droite en donnant sa réponse : c'est ce que les spécialistes en PNL nomment le «visuel souvenir». Si ce n'est pas le cas, plusieurs hypothèses peuvent être envisagées : Il imagine, construit une image ou invente. En se souvenant, il peut avoir l'habitude de réagir de façon autre, plus gestuelle ou auditive en utilisant un autre canal auditif ou kinesthésique. Il peut aussi être gaucher. Cette proposition d'interprétation, aussi formelle et rigide qu'elle soit, n'aurait jamais reçu de confirmation, malgré la simplicité des tests psychologiques qui auraient permis de la valider.

Ces mouvements peuvent de toute façon être contrôlés par un comédien, certains hommes politiques et autres.

Fichier:Mouvements-oculaires-PNL.jpg

  • Vc : Visuel construit.
  • Vr : Visuel remémoré.
  • Ac : Auditif construit.
  • Ar : Auditif remémoré.
  • K : Kinesthésique.
  • Ai : Auditif interne ou dialogue intérieur.

Interprétations supposées des mouvements oculaires

On considère en PNL que chacun organise son espace mental selon diverses «ligne du temps» qui sont de formes variées mais fixes dans un laps de temps donné pour un type d'expérience donné. Ces lignes vont de ce qui est remémoré à ce qui est construit dans une forme de préplanification du futur. Ces lignes du temps peuvent fluctuer au cours de l'existence et connaissent le plus souvent des inflexions dans les points du «passé» (ou, plus précisément, partie remémorée) qui permettent la visualisation d'événements ou expériences complexes, de même des inflexions peuvent apparaître sur la partie «future» (ou, plus précisément, partie construite) d'une ligne si la personne s'attend à une expérience complexe ou n'a pas totalement assimilé des événements graves étant arrivés à des proches à des âges plus avancés que celui du patient.

Il arrive fréquemment en France que les droitiers présentent une ligne du temps «préférée» plus ou moins rectiligne allant de leur gauche vers leur droite, ce qui fait que certains décrètent abusivement que la nature de droitier ferait que le souvenir implique des mouvements surtout oculaires vers la droite et des mouvements imaginés ou fabriqués vers la gauche tel que présentés dans les techniques.

Toute modification dans une ou des lignes du temps peut modifier la gestuelle de façon notable.

Dans le cadre de la communication

Notre relation avec le monde extérieur passe obligatoirement par au moins l'un de nos cinq sens. Au fil du temps chacun d'entre nous facilite un ou deux des cinq sens. Nous avons tous un mode de communication spécifique et notre expression reflète cet état de fait.

La PNL replace les cinq sens en canaux de communication. C'est ce que rappelle le sigle V. A. K. O. G.

  • V : visuel
  • A : auditif
  • K : kinesthésique
  • O : olfactif
  • G : gustatif

Le kinesthésique fait référence au toucher ainsi qu'à tout le ressenti qu'on peut avoir par le corps. Dans ce sens l'olfactif et le goût sont fréquemment abordés comme du kinestésique même si les vocabulaires spécifiques peuvent être particulièrement différents (ce sont nos sens qui nous mettent en relation avec notre environnement).

Visuel

Est qualifié de «visuel» quelqu'un qui privilégie le sens de la vue pour organiser son expérience et pour communiquer. Il retrouve ses souvenirs par l'impression visuelle qu'il en a et il s'exprime avec un vocabulaire lié à la vision. (Par exemple : «J'imagine que…» ou encore «Je vois bien que…» et enfin «c'est clair»)

Auditif

Quelqu'un qualifié d'«auditif» privilégie les perceptions auditives pour organiser et accéder à son expérience. Quelqu'un qui privilégie le canal auditif associera volontiers un numéro de téléphone à une rengaine par exemple. Il emploie un vocabulaire de registre auditif. (Par exemple : «J'entends bien…» ou encore «Ce que vous me dites fait écho à…»)

Kinesthésique et aussi Olfactif, Gustatif

Les «kinesthésiques» sont ceux qui d'une façon générale utilisent leur ressenti physique (mouvements, postures, équilibres) pour organiser leur expérience et y accéder.

Le vocabulaire privilégié alors fait référence à ces domaines : «Garder les pieds sur terre…», «Je me prends la tête…» ou «Cet exemple est frappant !» et toujours «C'est tout bon !» ou «il n'est pas en odeur de sainteté».

Exemple

Il n'y a évidemment pas de bon et de mauvais canal.

L'illustration pourrait être celle d'un danseur qui mémoriserait sa chorégraphie :

  • par la «partition» s'il est visuel,
  • par la musique sur laquelle il danse s'il est auditif,
  • par ses appuis et la force qu'il apporte s'il est kinesthésique.

Dans chacun des cas en discutant avec un ami de son spectacle, il dirait :

  • à la troisième mesure je fais …
  • au moment où le piano reprend …
  • et là je tourne … et puis je glisse (mime) …

Synchronisation des mouvements

Si vous faites les mêmes mouvements ou si vous prenez les mêmes attitudes que votre interlocuteur, il va ressentir une sympathie et un accord grandissant pour vous.

La danse en couple est l'exemple le plus parlant de synchronisation des mouvements : même rythme, même fluidité et gestes se «correspondant» plus que «s'imitant». La synchronisation ne suppose pas une position dominante mais plutôt un échange. C'est un témoignage non verbal de l'acceptation de l'un par l'autre.

Synchronisation de la parole

La synchronisation verbale relève du même témoignage d'acceptation que la synchronisation des mouvements. Cet accord concerne tout autant le débit de la parole, la force de la voix et sa hauteur (plutôt grave ou plutôt aigüe par exemple) que les formules employées.

Cette capacité à s'accorder est particulièrement naturelle : les enfants imitant leurs parents ou les jeunes couples en sont deux familles d'exemples plus que courants !

L'ancrage

Le processus dit d'ancrage est un processus simple et naturel qui consiste à associer un état interne (émotion, ressenti) à un stimulus externe d'au moins un des cinq sens (ouïe, vue, odorat, toucher, goût). Par la suite la simple existence du stimulus suffit à faire revenir présent à l'esprit toute l'expérience, et ceci qu'elle soit bonne ou mauvaise !

L'exemple le plus célèbre d'ancrage est un ancrage olfactif décrit par Marcel PROUST. L'auteur décrit comment l'ensemble des souvenirs de son enfance reviennent à son esprit tandis qu'il déguste une madeleine comme celles qu'il appréciait étant enfant ! (cf. À la recherche du temps perdu)

La PNL a modélisé ce mode d'association que notre cerveau connait pour en faire un processus conscient et particulièrement rapide.

Le Swish Pattern

L'outil du Swish Pattern (Bandler R., 1985) est en fait un procédé mis au point pour rompre un enchainement de pensées qui mène à un comportement non désiré. La personne voulant modifier son comportement est invitée à visualiser un élément qui précède la naissance du comportement, ainsi qu'à basculer (swish) sur une image représentant l'état obtenu avec le comportement souhaité. L'effet est renforcé si on peut associer à l'image un son ou une odeur etc.

On donne l'exemple du fumeur qui veut se défaire de son geste. On lui demandera de voir sa main approchant la cigarette de sa bouche avant qu'elle soit allumée, puis de remplacer l'image de cette main par une image créée par son esprit qui le représente non fumeur (en bonne santé, ou avec du souffle ou encore sentant la nature…).

Le recadrage

Le concept du recadrage existait avant la PNL avec surtout les thérapeutes qui ont servi de modèles : Virginia Satir, Fritz Perls et Milton Erickson. Le recadrage est une occasion présentée par le thérapeute de «considérer un autre point de vue» et par là même de donner un autre sens à l'expérience vécue. Le sens de l'expérience étant changé, les réactions seront modifiées tant du point de vue des pensées que de celui du comportement. Le recadrage peut porter sur les présupposés, sur le contexte, ou sur les valeurs.

Le roman «Alice au pays des merveilles» est un enchainement de recadrages de chaque type.

Le recadrage en six étapes

Le recadrage en six étapes ou en six pas est un protocole utilisé pour aider une personne à trouver au fond d'elle-même une solution quand elle «balance» entre deux attitudes ou deux comportements apparemment inconciliables. La démarche consiste en premier lieu à la faire prendre conscience de l'intention positive sous-jacente à chacune des options. Par la suite on l'amène à imaginer ou à créer une solution qui la satisfasse pleinement. Une dernière étape consiste à vérifier avec la personne que la solution envisagée est compatible avec ses choix personnels et ses valeurs.

La négociation des parties

Le processus de négociation des parties est identique au recadrage en six étapes avec surtout les différences suivantes :

  • la personne concernée n'est pas hésitante mais plutôt «déchirée»,
  • il peut y avoir plusieurs choix bien différents.

Le succès de ce protocole repose en premier lieu sur la capacité à reconnaître la fonction positive de chacune des «parties» ainsi qu'à établir une sorte de dialogue entre chacune.

Le modèle de la négociation des parties est comparable à certaines des pratiques de thérapie familiale.

La double dissociation

La technique de la double dissociation a été particulièrement pratiquée par Richard Bandler et est décrite dans son ouvrage «Un cerveau pour changer». Elle concerne des personnes souhaitant se défaire d'un ressenti particulièrement «négatif» à propos d'une situation réellement vécue, par exemple une phobie. La personne est invitée à revivre son traumatisme, généralement à l'envers, en étant spectatrice d'elle même.

Richard Bandler conduit son patient à imaginer un film dont il serait l'acteur, le spectateur et le projectionniste.


Résumé

La PNL fait partie des nouvelles approches de la psychologie du quotidien, elle est utilisée autant pour le développement personnel que pour la dynamique de groupe en entreprise ou pour la psychothérapie. Elle se trouve ainsi au même niveau d'aspirations qu'un particulièrement grand nombre d'autres méthodes nées à la fin du XXe siècle, dont elle se détache cependant par son succès, lié à sa simplicité ainsi qu'aux promesses faites.

Notes

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  2. Hill, RG., (2007) "Review of Brief NLP therapy. " Existential Analysis. Jan Vol 18 (1) 189-190
  3. Robert Dilts et Roxanna Erickson Klein (2006) "Historical : Neuro-linguistic Programming" in The Milton H. Erickson Foundation : Newsletter Summer 2006, 26 (2).
  4. Druckman et al. (1988) "Enhancing Human Performance : Issues, Theories, and Techniques" see page p. 138
  5. La programmation neurolinguistique ou l'art de manipuler ses identiques - Afis - Association française pour l'information scientifique
  6. PNL et neurosciences sur france-pnl

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Liens externes

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