Analyse transactionnelle

L'Analyse transactionnelle a été fondée par un médecin psychiatre américain, Éric Berne, dans les années 1950 à 1970.



Catégories :

Analyse transactionnelle - Développement personnel

Recherche sur Google Images :


Source image : www.davinciblog.com
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Le concept de base de l'analyse transactionnelle est celui des trois états du moi.... En 1964, Berne et ses collègues fondent l'Mondial Transactional... (source : passeportsante)
  • L'analyse transactionnelle est une théorie élaborée dans les années 1950 par Eric Berne. Depuis plus de 50 ans, elle n'a jamais cessé d'être validée, complétée et ... (source : analysetransactionnelle)
  • L'analyse transactionnelle est un outil qui sert à mieux comprendre et ... Pour Eric Berne, son père fondateur, trois personnes cohabitent en nous : l'«... (source : capitecorpus)

L'Analyse transactionnelle (aussi nommée AT) a été fondée par un médecin psychiatre américain, Éric Berne, dans les années 1950 à 1970.

L'AT est une théorie de la personnalité et de la communication. Elle décrit la première surtout en termes d'«États du Moi» (Parent, Adulte, Enfant), et étudie les phénomènes intra-psychiques à travers les échanges relationnels, nommés «Transactions».

L'A. T. entend apporter une meilleure connaissance de soi et des autres, en prenant conscience de «ce qui se joue ici et maintenant» dans les relations personnelles et professionnelles, entre deux personnes et dans les groupes.

L'A. T. propose des grilles de lecture pour la compréhension des problèmes relationnels, et des modalités d'intervention pour résoudre ces problèmes.


Principaux concepts

Outre les États du Moi, l'AT propose de repérer les jeux psychologiques, des types d'échanges qui se répètent de manières identiques, et qui se terminent par un sentiment de malaise. Parmi les autres concepts de l'AT, on trouve les positions de vie, des éclairages sur la gestion des signes de reconnaissance et des sentiments, la structuration du temps, les drivers ou messages contraignants, les méconnaissances et les différents degrés de passivité.

Éric Berne postulait que les grandes orientations de la vie sont décidées dès l'enfance, et peuvent prendre la forme d'un Scénario de vie. Berne définit aussi trois critères de bonne santé psychique : «conscience, spontanéité et intimité».

Les États du Moi

Berne a conclu, dans le cadre des observations liées à sa pratique que, dans certains contextes, ses patients agissaient comme le faisait l'un de leurs parents, sans avoir toujours conscience de l'origine de ces comportements, mais aussi des émotions et manières de penser qui y étaient associées. A d'autres moments, des résurgences des comportements issus de l'enfance de ses patients se reproduisaient, aussi avec les affects et les états d'esprits de l'époque.

Il décrit un de ses patients, Mr Segundo, un avocat, dont le rapport à l'argent était de trois types[1] :

Berne a défini un État du Moi comme un «dispositif cohérent de pensées, d'émotions, et de comportements associés»[2]. Du point de vue de la structure de la personne, il distingue trois types d'États du Moi[3] :

Dans l'exemple de Mr Segundo, les trois types de rapport à l'argent étaient respectivement Adulte, Parent, et Enfant.

Dans l'analyse de Berne, les termes Parent, Adulte et Enfant ne sont pas en relation avec l'âge de la personne. Ex.  : dans une classe un enfant qui réexplique la leçon à un de ses camarades de la même manière que le fait son maître ou sa maîtresse active son État du Moi Parent.

Enfin, ils ne sont pas synonymes du Ca, du Moi et du Surmoi de la psychanalyse.

Icône de détail Article détaillé : États du Moi.

Les transactions

Une transaction est le nom donné à un échange verbal et comportemental entre deux 2 personnes. On peut distinguer le stimulus, ou message envoyé d'une personne à l'autre de la réponse de celle-ci. Les transactions peuvent ainsi être observés et analysés en termes d'États du Moi.

Il existe des transactions simples (complémentaires ou croisées) où se répondent alternativement un État du Moi uniquement chez chacun des deux protagonistes, et des transactions doubles où se répondent en apparence des État du Moi spécifiques (ex. Parent) et en même temps, à un niveau sous-jascent, d'autres États du Moi (ex. Enfant).

Transactions simples complémentaires

Les transactions sont complémentaires quand les deux partenaires s'adressent à l'Etat du Moi dans lequel l'autre se trouve.

Exemple 1

A : "Avez-vous pu rédiger le rapport?"
B : "Oui - je suis sur le point de vous l'envoyer par mail. " (Échange Adulte - Adulte)

Exemple 2

A : "Voulez-vous vous passer de cette réunion et aller voir un film avec moi?"
B : "Avec plaisir - Je n'en peux plus de travailler, que pourrions-nous aller voir?" (Échange Enfant - Enfant)

Exemple 3

A : "Tu aurais dû avoir fini de ranger ta chambre !" (Parent-Enfant)
B : "Arrête de me pourrir la vie, je vais le faire !" (Enfant-Parent)

Des échanges sur ce mode peuvent continuer indéfiniment. (Bien entendu, ils s'arrêtent au bout d'un certain temps, mais ce mode de communication est stable)

Les transactions simples croisées

La communication s'arrête ou change de mode quand les transactions sont croisés : quand une personne s'adresse à un autre État du Moi que celui dans lequel se trouve son partenaire.

Exemple 1 bis

A : "Avez-vous pu rédiger le rapport?" (Adulte - Adulte)
B : "Arrêtez de me pourrir la vie, je vais le faire !" (Enfant-Parent)

Cette transaction croisée est susceptible de causer des problèmes entre les personnes. "A" pourrait répondre avec une transaction de Parent à Enfant, comme :

A : "Si vous ne changez pas d'attitude, vous serez viré !"

Exemple 2 bis

A : "Est-ce que ta chambre est enfin rangée ?" (Parent-Enfant)
B : "Regarde, je suis en train de le faire. " (Adulte - Adulte)

Cette transaction croisée change l'équilibre entre les protagonistes.

Transactions doubles

Dans ce type de transactions, une conversation se déroule à un niveau social, explicite, et en même temps, d'autres transactions sont échangées à un niveau psychologique, non-dit. Par exemple :

A : "J'ai besoin que vous restiez au bureau ce soir avec moi. " (Mots Adulte)

le langage corporel indique l'intention sexuelle (Enfant flirtant)

B : "Bien sûr. " (Réponse à la déclaration Adulte)

sourire ou clin d'œil (l'Enfant accepte le motif caché)

L'économie des signes de reconnaissance

Eric Berne utilise un terme polysémique en anglais : "Stroke" qui veut dire à la fois caresse et coup de pied. Ce terme est soit conservé tel quel dans les textes français, soit traduit par "Signe de reconnaissance".

Chaque individu recherche en permanence des signes de reconnaissance car ils sont vitaux pour lui. Une des lois principales de l'économie des signes de reconnaissance observe qu'une personne accepte par défaut (de signes de reconnaissance positifs) des signes de reconnaissance négatifs que pas de signe de reconnaissance du tout. Le poids du conditionnement éducatif se vérifie fréquemment ici : une personne habituée dès le plus jeune âge à recevoir des signes de reconnaissance négatifs sera plus encline à en recevoir toute sa vie, ou alors à refuser les signes de reconnaissance positifs.

Les signes de reconnaissance sont classés selon des critères conditionnels (portent sur le faire) ou inconditionnels (portent sur l'être), et selon deux polarités : positifs ou négatifs.

L'économie des signes de reconnaissance requiert la capacité de savoir les donner, savoir les recevoir, savoir les demander, savoir les refuser et savoir se les donner à soi-même. Ces capacités sont variables d'une personne à une autre.

Il existe deux croyances limitantes, l'une concerne la rareté (ex.  : il n'y en n'a pas suffisament pour n'importe qui) et l'autre le contrôle : seuls quelques privilégiés peuvent en donner.

La structuration du temps

Berne observe et décrit 6 manières de structurer le temps. Ces différentes séquences sont classées selon leur apports quantitatif/qualitatif en signes de reconnaissance, du plus faible au plus intense.

Les positions de vie

Positions de vie selon le modèle de l'analyse transactionnelle

L'enfant prend des certitudes sur lui et les autres. Ces certitudes seront à la base du scénario de vie par le choix préférentiel mais pas exclusif d'une position de base parmi les positions de vie suivantes :

La gestion des sentiments

Il existe selon l'AT trois formes de sentiments dont la spécificité est de brouiller les transactions par leur non congruence :

Les jeux psychologiques

Dans la structuration du temps selon l'AT c'est la séquence qui vient juste avant l'intimité. Elle est riche en signes de reconnaissance mais négatifs (on peut envisager cette séquence comme le revers de l'intimité). C'est un enchaînement de transactions doubles dont la fin dramatique est toujours prévisible et néanmoins étonnante.

Éric Berne [4] a intitulé de nombreuses séquences de ce type de manière imagée. Un exemple est le "Oui, mais... ". Une personne a un problème, une autre lui donne des conseils dont chacun est ponctué par la première par un "Oui, mais... ". Lassée, la seconde peut s'emporter de parler dans le vide si ce n'est la première qui ne se sentirait pas écoutée. Les transactions de surface disent bien "je cherche de l'aide" mais celles qui sont cachées disent en même temps "personne ne peut m'aider". D'autres jeux existent : "Battez-vous", "Au viol", "Sans toi", "Jambe de bois"...

Stephen Karpman a élaboré une matrice de tous ces jeux : le triangle dramatique Victime-Sauveteur-Persécuteur (obligatoirement avec une majuscule). A chaque pôle se trouve un rôle : une personne dans celui de la Victime, une autre dans celui de Sauveteur et une troisième le rôle de Persécuteur (on peut observer que ce jeu se joue souvent à deux avec tiers symbolique). Il y a par conséquent interactions entre ces trois rôles qui sont interchangeables. Dans le cas du jeu "Oui, mais... " cité ci-dessus la première est Victime, la seconde Sauveteur mais in fine la première peut se retrouver Persécuteur "tu ne m'aides pas" et l'autre Victime "j'ai essayé de t'aider".

Attention il convient de distinguer par exemple le sauveteur qui est une personne particulièrement efficiente du Sauveteur qui ne l'est pas, ou la victime qui subit un traumatisme bien réel de la Victime qui se plaint pour se plaindre (en toute méconnaissance).

A ce titre, le film "Oui, mais... " (2000) avec Gérard Jugnot et Emilie Dequenne illustre bien ce type de situations, jonglant habilement entre l'héritage de Eric Berne et de Stephen Karpman.

Les méconnaissances et les passivités

L'AT repère :

Chaque problème est analysé à travers ces 3 classes au moyen d'une grille des méconnaissances.

L'AT distingue 4 types de passivité ou "comment faire pour ne pas y arriver" :

Les Drivers

On doit à Taïbi Kahler d'avoir identifié que des situations de stress peuvent rendre manifestes des dispositifs de croyances personnelles. Il a identifié cinq groupes de comportement qu'il a appelé Drivers, et qui peuvent conduire à des situations d'échec. Nous illustrons ces 5 Drivers avec des exemples de croyances sous-jacentes :

Injonctions et permissions principales

Bob et Mary Goulding ont discerné 12 types d'interdits, qu'ils ont nommés "injonctions", et qui restreignent la liberté dont dispose un individu dans sa vie.

Gysa Jaoui, quant à elle , met l'accent sur les points forts de la personne, et propose à chacun d'évaluer où il en est comparé aux permissions principales[5], qui sont en lien avec notre relation à nos propres ressentis, à nous-mêmes, aux autres et au monde. Ces permissions sont les inverses des injonctions.

Le scénario de vie

On l'appelle aussi "style de vie " ou "plan de vie".

Il est déterminé par les injonctions, les prescriptions et le programme (ou modèle technique). Ce dernier indique comment appliquer injonctions et prescriptions dans son existence. Le programme est hérité du parent du même sexe.

Il y a plusieurs classes de scénario de vie :

L'autonomie

Pour Eric Berne, l'objectif est de s'orienter sans cesse vers ce qu'il nomme l'autonomie et qui répond à trois critères : conscience, spontanéité et intimité[6]. Se diriger vers l'autonomie c'est ainsi quitter les influences négatives de son scénario personnel.

Capacité de conscience : être en plein contact avec l'ici et désormais, prendre la réalité telle qu'elle est , sans la filtrer, la déformer.

Capacité de spontanéité : développer notre faculté à ne pas réagir à l'environnement par des comportements automatiques, mais comme nous le souhaitons et d'une manière correcte à l'environnement. Cela implique surtout d'être capable d'utiliser nos trois Etats du moi, et d'enrichir le panel de comportements de chacun.

Capacité d'intimité : être dans une relation authentique avec l'autre, c'est-à-dire vraie et appropriée. Cela exclut toutes manipulation ou jeux. Cela peut être un moment de partage amical comme une mise au point particulièrement franche. Il s'agit de développer une capacité à proposer un moment relationnel fort, comme de savoir le recevoir.


Permettre des prises de conscience

Une des idées induites par cette approche est que la connaissance de nos propres comportements, de leurs sources peut nous aider à changer les comportements douloureux... la souffrance n'est pas inéluctable. L'AT est utilisée en psychothérapie même si elle n'est pas reconnue partout comme approche unique.

Une psychothérapie en AT s'effectue dans le cadre d'un contrat accepté par le thérapeute et le patient. Ce contrat porte sur les objectifs à atteindre et la manière dont le thérapeute comme le patient pourront constater que l'objectif de thérapie est atteint.

Les techniques d'intervention portent tout autant sur le contenu de ce qu'apporte le client que sur le processus mis en œuvre dans la relation transférentielle avec le thérapeute (et avec les membres du groupe quand le traitement s'effectue en groupe). L'analyse du processus est reconnue avec attention.

L'AT marque aussi sa spécificité par son caractère éminemment explicite : la transparence en est une manifestation constante dans la transmission des concepts au patient comme dans l'attitude du thérapeute, reconnu davantage comme une personne que comme un écran de projection. L'AT intègre quelquefois des outils empruntés à d'autres approches (ex. Gestalt).

Les quatre champs d'application

La formation en A. T. est une formation complémentaire liée à une activité professionnelle. La certification en AT est assortie d'une mention indiquant le champ de spécialisation qui correspond à cette activité.

Concerne le développement des personnes, le traitement des dysfonctionnements par la psychothérapie individuelle ou en groupe. Le Champ Psychothérapie, choisi par les professionnels dont les activités visent la guérison des clients, c'est-à-dire qu'elles visent à soulager leurs symptômes et/ou à les aider à restructurer leur personnalité et/ou leur cadre de référence au sein de la société. Il s'inscrit dans le respect des implications légales de l'exercice dans ce domaine.

  • Organisation

Concerne la dynamique des personnes et des groupes au sein des organisations (manageurs, consultants, chefs de personnel et subordonnés... ). Le Champ Organisation, choisi par les professionnels qui travaillent dans ou pour des organisations, en tenant compte à la fois du contexte institutionnel et du développement de l'organisation. Leur rôle est de faciliter la croissance et le développement des personnes mais aussi l'accroissement de l'efficacité des individus œuvrant dans l'organisation.

  • Education

Concerne les personnes liées aux activités d'éducation et de formation (enseignants, conseillers en éducation, parents, éducateurs, et ceux à qui ils s'adressent... ). Le Champ Education, choisi par les professionnels œuvrant avec les enfants, les jeunes ou les adultes dans le domaine de l'éducation et de la formation, en milieu scolaire ou non, dans une optique d'éducation et/ou de développement de la personnalité et d'intégration sociale.

  • Conseil

Concerne les personnes liées aux activités d'accompagnement. Le Champ Conseil, choisi par les professionnels dont l'activité vise la croissance et le développement des personnes et de leur cadre de référence social : infirmiers, travailleurs sociaux, fonctionnaires de justice, avocats, médecins, pasteurs…..


Origine

Eric Berne a souhaité simplifier le discours psychiatrique pour permettre au praticien et au patient d'avoir un langage commun. Berne a volontairement choisi des termes simples, dans le registre courant ou métaphorique, pour que chaque patient puisse être co-acteur de son diagnostic et de sa guérison. Son idée était de créer un dispositif de psychiatrie sociale[7].

Le cœur de l'approche actuelle de l'AT consiste à permettre, selon le champ d'application, un changement chez un individu ou une collectivité, dans le cadre d'un accord nommé contrat, conjointement accepté par l'intervenant et le client.

Controverse historique

Une analyste transactionnelle américaine, Jacqui Schiff se présentait dans les années 1970 comme guérissant les schizophrènes en les reparentant[8]. Elle reçut en 1974 le prix Eric Berne Scientific Memorial Award[9] de l'ITAA (l'Association Mondiale d'Analyse Transactionnelle).

Elle fut radiée de l'ITAA en 1978 suite à la mort d'un patient en 1972, qui avait subi des mauvais traitements assimilables à des tortures.

Les méthodes de Jacqui Schiff sont dénoncées par Patricia Crossman, une autre analyste transactionnelle américaine, dans un article paru sur le site "SkepticReport"[10] dont une traduction française est présentée par Philippe Nicot[11]. Jacqui Schiff est quelquefois toujours défendue par certains[12], mais les dérives totalitaires de ses méthodes et de ses théories sur le reparentage ont clairement été démontrées par Alan Jacobs[13], analyste transactionnel qui reçut en 1996 le Eric Berne Memorial Award de l'ITAA.

Le cas de Jacqui Schiff est complexe, car, à côté de ses pratiques condamnables, elle proposa avec les membres de son école des concepts théoriques qui restent intéressants et utiles, comme la symbiose, les méconnaissances et le cadre de référence.

Les pratiques de type reparentage n'existent plus actuellement en analyse transactionnelle, en raison du risque d'emprise qu'elles entraînent.

Courants actuels

Les valeurs et tendances des débuts ont intégré les racines psychanalytiques de l'AT, mais aussi des approches nouvelles. On observe des tendances assez différentes dans le type de travail privilégié par les différents thérapeutes en AT[14] :

  • Le courant cognitivo-comportemental : Il s'agit de comprendre et d'expérimenter à travers des échanges, des schémas et des explications.
  • L'école de la redécision : Ce courant a été développé par Robert & Mary Goulding, suite à la rencontre avec la gestalt-thérapie.
  • Le courant corporel : Il s'agit d'intégrer la dimension corporelle dans le travail thérapeutique.
  • Le courant psychanalytique : Ses praticiens mettent l'accent sur les phénomènes de transfert et de contre-transfert, et les processus intrapsychiques inconscients.
  • Le courant relationnel : Dans cette approche, l'accent est mis sur la relation entre le thérapeute et son client.
  • Le courant intégratif : Cette approche se propose d'intégrer différentes approches thérapeutiques orientées vers les domaines affectif, cognitif, comportemental, psysiologique et systémique.
  • Le courant constructiviste : L'accent est mis sur la construction narrative suivant laquelle la personne se définit, et comment ces représentations évoluent au cours de la thérapie.
  • Le courant Cathexis : Ce courant, basé sur les théories des Schiff est tombé en désuétude depuis un certain nombre d'années.


Un outil d'accompagnement et un cadre d'exercice

Les concepts théoriques de l'AT sont utilisés dans le contexte d'accompagnements en développement professionnel, personnel ou de thérapie.

Les questions qui concernent l'encadrement et l'évaluation des pratiques sont capitales comme pour tout outil d'accompagnement.

Questions autour d'un rapport de la MIVILUDES

Dans son rapport 2006, la Miviludes (France) reprend la controverse historique, elle interroge certains aspects de la théorie de l'AT, et met en exergue les dérives de certains praticiens de l'AT en France[15]. Ce rapport ne remet pas en cause la totalité des théories et des pratiques de l'AT.

Un outil d'accompagnement

Les questions du fondement théorique et de l'évaluation pratique des outils d'accompagnement ne concernent pas seulement l'AT et , d'un point de vue plus large, elles font partie du débat actuel sur l'évaluation des psychothérapies. La question de la scientificité des apports théoriques a été posée aussi pour la psychanalyse, et fait toujours l'objet de débats [16]. Cette question est aussi en discussion chez les analystes transactionnels[17].

Comme le souligne Tobie Nathan[18], les méthodes de psychothérapie atteignent leurs limites lorsqu'elle s ne se renouvellent pas. L'Analyse Transactionnelle est un courant théorique qui bénéficie de réflexions actuelles, comme celles de Helena Hargaden et Charlotte Sills [19] ou celles de José Grégoire [20].

L'importance du cadre d'exercice

Les structures officielles de l'AT (EATA pour l'Europe) prescrivent le suivi d'un cursus de formation long et le respect d'un code de déontologie.

La certification en analyse transactionnelle correspond à la validation de : 750 heures d'expérience pratique, dont 500 doivent être en analyse transactionnelle, 600 heures de formation professionnelle, dont 300 doivent être en analyse transactionnelle, 150 heures de supervision, en plus d'un savoir-faire propre à son exercice professionnel d'origine. L'examen lui-même, qui nécessite la rédaction d'un mémoire et une épreuve orale devant un jury de professionnels, est un mode de sélection qui veut répondre à cet impératif.

Les praticiens en analyse transactionnelle sont aussi soumis à un code de déontologie édité par l'EATA. Il stipule surtout qu'il ne peut y avoir d'interventions sans un cadre contractuel préalablement défini et librement consenti entre le professionnel et le client. Les processus de sélection, de formation et d'exercice s'inscrivent dans le droit fil des dispositions légales.


Notes et références

  1. Eric Berne, Analyse transactionnelle et psychothérapie, Petite Bibliothèque Payot, 1977, p32
  2. Eric Berne, Que dites-vous après avoir dit bonjour ?, Tchou 1972-1983, p19
  3. Eric Berne, Principes de traitement psychothérapeutique en groupe, Editions d'Analyse Transactionnelle, 2006, p226
  4. Eric Berne, Des jeux et des hommes - Stock, 1967
  5. La roue des permissions, de Gysa Jaoui, dans (France Brécard et Laurie Hawkes, Le grand livre de l'analyse transactionnelle - Eyrolles 2008)
  6. Eric Berne, Des jeux et des hommes - Stock, 1967
  7. «L'Analyse structurale et l'Analyse transactionnelle offrent de la personnalité et de la dynamique sociale une théorie systématique et cohérente construite à partir d'une expérience clinique et une forme de thérapie active et rationnelle qui convient à la majorité des malades relevant de la psychiatrie, qu'ils peuvent comprendre aisément et qui se prête sans difficulté à leur cas.» (Éric Berne, Analyse transactionnelle & psychothérapie - Éditions Payot, «Considérations générales», page 19)
  8. Jacqui Schiff, All my children, New-York, Harper & Row 1975, Ils sont tous devenus mes enfants, Interéditions
  9. Eric Berne Scientific Memorial Awards
  10. (en) "The Etiology of a Social Epidemic" par P. Crossman
  11. Traduction de l'article précédent de P. Crossman par Ph. Nicot
  12. Nasielski S. In memoriam : Jacqui Lee Schiff, Actualités en Analyse Transactionnelle Vol. 26 N°104, p141-143, Octobre 2002
  13. Jacobs A., Théorie, idéologie et reparentage, Actualités en Analyse Transactionnelle, 77, 1996, pp. 20-39 - Theory as Ideology : Reparenting and Thought Reconstitu, Transactional Analysis Journal, 24 (1), january, 1994, pp. 39-55.
  14. France Brécard et Laurie Hawkes, Le grand livre de l'analyse transactionnelle - Eyrolles 2008
  15. Miviludes Rapport 2006, p137, à propos des dangers qu'«une pratique inappropriée de l'Analyse Transactionnelle est susceptible d'engendre»
  16. http ://www. isc. cnrs. fr/wp/wp00-4. htm Psychanalyse et science (s)
  17. Le N°104 des Actualités en Analyse Transactionnelle fait état d'un débat entre P. Crossman, pour laquelle l'Analyse Transactionnelle et la Psychanalyse n'ont pas les caractères d'une science, et Bill Cornell, éditeur du journal The Script, l'organe de liaison de l'ITAA.
  18. Canal U - Psychothérapies - problèmes de définition et autres problèmes par Tobie Nathan
  19. Analyse transactionnelle : une perspective relationnelle par Helena Hargaden et Charlotte Sills
  20. Les Etats du moi, 3 dispositifs interactifs par José Grégoire


Voir aussi

  • Premiers pas en Analyse Transactionnelle sur A. T. MODE D'EMPLOI : Le B. A. BA RELATIONNEL[1]
  • L'AT de A à Z sur Analyse Transactionnelle

Bibliographie

  • ACTUALITES EN ANALYSE TRANSACTIONNELLE - Série d'articles - 7 volumes disponibles. Éditions d'Analyse transactionnelle
  • Eric Berne, Que dites-vous après avoir dit bonjour ?, éd. Tchou ISBN 2-7107-0361-0
  • Eric Berne, Analyse transactionnelle et psychothérapie, éd. Petite bibliothèque Payot ISBN 2-228-89425-7
  • Eric Berne, Des jeux et des hommes, éd. Stock ISBN 2-234-01766-1
  • Eric Berne, Principes de traitement psychothérapeutique en groupe, éd. d'Analyse transactionnelle, 2006 ISBN 2-9518389-6-4
  • Eric Berne, Structure et dynamique des organisations et des groupes, éd. d'Analyse transactionnelle, 2005 ISBN 2-9518389-4-8
  • France Brecar et Laurie Hawkes, Le grand livre de l'analyse transactionnelle, éd. Eyrolles, 2008, ISBN 978-2-212-54168-7
  • Laurie Hawkes, Le cours de notre vie : l'analyse transactionnelle actuellement, éd. La Méridienne / Desclée de Brouwer, 2007, ISBN 978-2-220-05835-1
  • JAMES Muriel & JONGEWARD Dorothy, Naître gagnant, éd. InterEditions ISBN 2-7296-0056-6
  • MAURER Martine, Comment choisir son psychothérapeute ? Attention risque de pratiques déviantes, éd Hommes Perspectives/Journal Psych, 2001, ISBN 2-91161686-3
  • MAURER Martine, Psychothérapie Démocratie et Loi. Comment protéger les demandeurs de soins, éd Mare et Martin, 2005, ISBN 2-84934-012-X
  • MEININGER Jut. Succes Through Transactional Analysis, New American Library Signet
  • STEWART Ian & JOINES Vann. Manuel d'analyse transactionnelle, éd. InterEditions ISBN 2-7296-0638-6
  • STEINER Claude, Des scénarios et des hommes, éd. Desclée de Brouwer ISBN 2-220-03848-3
  • JONGEWARD Dorothy et SCOTT Dru, Gagner au féminin, éd. InterEditions, 1996 ISBN 2-7296-0609-2
  • CHALVIN Dominique, Les outils de base de l'analyse transactionnelle & Les nouveaux outils de l'analyse transactionnelle, éd. ESF, coll. Formation permanente ISBN 2-7101-1463-1 & ISBN 2-7101-1598-0
  • CHANDEZON Gérard & LANCESTRE Antoine, L'analyse transactionnelle, éd. Presses universitaires de France, coll. Que sais-je ? n° 1936 ISBN 2-13-043464-9
  • TOUGNE Michel, Ni prince ni crapaud : l'analyse transactionnelle, savoir ou mystification ?, éd. C. F. P. ISBN 2-911634-00-4
  • MINARY Jean-Pierre, Modèles systémiques et psychologie, éd. Mardaga ISBN 2-87009-479-5

Liens externes

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_transactionnelle.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 31/03/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu